Les distributeurs automatiques sur la sellette

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Actuellement, les personnes en surpoids sont l’objet de toutes les attentions. De la lutte contre les excès de sel ou contre les publicités pour les produits gras et sucrés, tout y passe. Dans le cadre de la loi sur la santé publique, c’est au tour des députés d’intervenir. Ils ont ainsi voté, jeudi dernier, un amendement visant à interdire la présence des distributeurs de boissons et confiseries dans les établissements scolaires du second degré (lycées et collèges).

Beaucoup plus radicale que les amendements présentés jusque-là, cette décision a entraîné la réaction immédiate de Jean-Loup Bariller, délégué général du NAVSA, la chambre syndicale nationale de vente et services automatiques. « Nous sommes très surpris » a-t-il déclaré suite à cette annonce, « d’autant plus que nous travaillons depuis 8 mois en partenariat avec l’Education Nationale sur une charte de bon usage des produits proposés par les distributeurs automatiques ». Ciblant les produits trop riches proposés, de surcroît dans une période de la vie où se forgent les habitudes alimentaires, l’amendement fait craindre à la profession un déplacement du problème. « Si les distributeurs sont interdits dans les collèges et lycées, les élèves iront acheter des barres chocolatées dans les boulangeries environnantes » a justifié M. Bariller, qui regrette qu’une telle décision ait été prise sans concertation. Il n’est d’ailleurs pas le seul à être surpris, puisque l’Assemblée a adopté l’amendement d’Yves Bur (UMP) contre l’avis du gouvernement.

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Les distributeurs représentent 8 % du CA

L’impact d’une telle mesure d’interdiction serait certain, avec 40 % des établissements scolaires dotés d’un distributeur, soit 8 % du chiffre d’affaires du NAVSA. Pour son délégué général, l’interdiction pure et simple des distributeurs ne supprimerait pas la surconsommation des produits, une des causes de l’élévation du nombre d’enfants en surpoids. Il refuse également d’endosser le rôle du coupable : pour les liquides, le choix est « vaste » entre les boissons gazeuses allégées (Pepsi et Coca-Cola) et les eaux aromatisées (Volvic, Perrier, Evian), même s’il reste un effort à faire sur les jus de fruits, idéaux pour lutter contre les carences en vitamines. Le principal accusé reste la barre chocolatée, aux apports nutritionnels déséquilibrés. « Nous pouvons nous ouvrir hors de ce créneau » a conclu M. Bariller. Avec cet amendement en forme d’épée de Damoclès, il est temps de s’y atteler, s’il n’est pas déjà trop tard.

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