Le CNA veut tester la sécurité sociale de l'alimentation

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Dans son dernier avis, le Conseil national de l'alimentation (CNA) recommande d'expérimenter la sécurité sociale de l'alimentation (SSA), une proposition émanant de la Confédération paysanne et d'autres organisations agricoles. Crédits : © Dominique Poilvet/Illustration

Pour lutter contre la précarité alimentaire, le Conseil national de l'alimentation (CNA) propose, dans un avis publié le 20 octobre, d'expérimenter la mise en place d'une sécurité sociale de l'alimentation (SSA) au sein des régimes de base de sécurité sociale. L'objectif de la SSA serait de « permettre un accès universel à un socle alimentaire, financé par une cotisation sociale en lien avec la production réelle de valeur ajoutée, dans le cadre d'un conventionnement entre des producteurs et des caisses gérées démocratiquement », précise l'avis du CNA. Il recommande, en outre, d'inscrire le droit à l'alimentation dans les lois françaises et européennes. La mise en place d'une SSA « soulagerait le budget santé de la protection sociale », souligne collectivement le CNA, en offrant une alimentation saine et en quantité au plus grand nombre. L'un des objectifs est de sortir d'une aide alimentaire « en nature » qui prive les bénéficiaires de choisir leur alimentation. Ce système serait même vertueux pour la production agricole en soutenant « des systèmes alimentaires plus durables ». Cependant, le CNA relève que la création d'une SSA est « difficilement réalisable à court et moyen termes » et « très coûteux ». S'y ajoute la question de l'acceptabilité des hausses de cotisations sociales pour les salariés et employeurs liées au financement de la SSA.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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