Les rapports sur l’abattoir public de Bordeaux se suivent, tous aussi défavorables les uns que les autres. Dernier en date, celui transmis fin 2003 par le ministère et dont Sud-Ouest publie les grandes lignes. Son auteur s’interroge sur la poursuite d’activité ou la fermeture de l’établissement, rapporte le quotidien. L’abattoir tourne en effet à moins de 50 % de ses capacités. 4 400 tonnes au lieu de 9 000 possibles. Quant au Marché de la viande attenant, il n’accueille plus que 4 opérateurs contre 12 par le passé. Le complexe ne doit sa survie qu’à l’argent public : ardoise estimée à 15 M d’euros.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Il faudrait 10 000 t pour rentabiliser l’outil », a déclaré Laurent Spanghero à nos confrères. Sollicité pour reprendre la gestion de l’équipement, l’industriel a préféré plier bagages, il y a quelques mois. L’Aquitaine est dotée de 27 abattoirs, dont 18 publics, ces derniers générant tous des déficits.