En compétiotion avec les volatiles pour la nourriture, les porcs peuvent éloigner les oies des aéroports et contribuer à la sécurité aérienne. Crédits : © ImaAges ImprObables / flickr

Les oiseaux à proximité des aéroports représentent un risque pour la sécurité aérienne. En 2009, un Airbus A320 a dû se poser sur la rivière Hudson peu après son décollage de l’aéroport La Guardia à New York. Un véritable « exploit » commentait Le Monde 10 ans après les faits : l’amerrissage forcé a permis aux 155 passagers de l’avion de s’en sortir indemnes. Ce sont des oiseaux volant au-dessus de la ville qui avait provoqué l’accident.

Aux Pays-Bas, l’aéroport de Schiphol à Amsterdam subit lui aussi les nuisances de gros volatiles. En 2018-2019, 565 impacts ont été relevés à l’aéroport de Schiphol avec un pic sur la période estivale, relate le journal anglais The Guardian. (Traduit avec DeepL) En 2021-2021, en raison de la crise sanitaire et du trafic aérien réduit, ce nombre est tombé à 259.

Les cochons effarouchent les oies et mangent leur nourriture

L’aéroport est situé dans une zone de polders avec beaucoup d’eau, de prairies et de terres agricoles. Ces zones attirent la faune et une vingtaine de contrôleurs surveillent l’activité des animaux autour de l’aéroport et les effarouchent avec du bruit et des faisceaux laser, rapporte encore le journal.

Les oies font partie des animaux gênants aux abords de l’aéroport. Elles viennent notamment se nourrir à proximité des pistes, sur des champs de betteraves sucrières après récolte. Les oiseaux mangent les résidus de betteraves laissés au sol. Il y aurait actuellement 10 fois plus d’oies aux Pays-Bas qu’en 1970, rapporte le journal.

Pour faire face à ce danger potentiel pour les avions, l’aéroport hollandais, un des plus fréquentés d'Europe, vient d’expérimenter un protocole qui permet d’éloigner les oies. Pour l’essai, 19 cochons ont été chargés de « nettoyer » 2 ha de terrain au bord des pistes. Les cochons mangent la nourriture des oies et attrapent celles qui s’approchent. Ainsi, le bilan est satisfaisant : les oies sont restées à l’écart.

L’essai a été mené en coopération avec le ministère hollandais de l’Infrastructure et des Eaux, RVR Loonbedrijf , une entreprise de sous-traitance et de location dans le domaine agricole et Buitengewone Varkens, une entreprise d’élevage de porcs en plein air.  

Les animaux missionnés pour la sécurité du trafic aérien ne semblent pas dérangés par le bruit très fort et très fréquent des avions. Les premiers résultats sont encourageants et l’aéroport étudie à présent la possibilité de déployer des porcs à plus grande échelle.

La seule contrainte serait donc de bien contenir les animaux entre les pistes pour éviter qu’ils ne deviennent un risque à leur tour.

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Un vol retardé par des sangliers à Rennes                                                                                                                                            A l’aéroport de Rennes, le 25 novembre vers 21 h, des sangliers ont perturbé un vol à destination de Lyon. La horde qui se trouvait sur la piste a retardé le décollage de l’avion, rapporte Ouest France. Ce sont les sapeurs-pompiers qui sont intervenus pour éloigner les animaux et l’Airbus A 320 a finalement décollé avec 25 minutes de retard. L’équipe de l’aéroport a indiqué au journal breton que l’intrusion de sangliers sur les pistes était assez rare. Les oiseaux et les renards se manifestent plus fréquemment.

 

 

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