Emballages : « l’élimination des hydrocarbures a un coût »

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Jacques Thébault, directeur du centre expert du couple emballage-produit 3S’inPACK, membre du RMT ProPack Food. Crédits : © DR

Les Marchés Hebdo : Garantir l’absence de trace d’huiles minérales ; est-ce possible et vérifiable ?

Jacques Thébault : Les emballages font partie des sources de contamination aux hydrocarbures. Celles-ci se produisent par contact indirect, associant des phénomènes de vaporisation dans l’espace gazeux et de diffusion dans les matériaux. Elles dépendent du système d’emballage, du produit conditionné, du temps et des conditions de stockage. Les phénomènes sont complexes et l’analyse de présence d’hydrocarbures dans les aliments n’est pas simple.

LMH : Que peuvent faire les IAA ?

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J. T. : Se fournir en suremballage de cartons vierges non recyclés ou revêtus d’une couche « barrière », ou en film plus protecteur des migrations de ces composés venant des cartons. Le surcoût est de l’ordre de 10 à 30 %. Mais ça n’exclut pas des contaminations en amont. Sans compter que la conservation peut en pâtir par modification des échanges gazeux.

LMH : Y a-t-il d’autres solutions ?

J. T. : On peut mieux maîtriser les conditions d’aération et de température des stocks d’emballage. Ou s’engager dans des démarches d’analyse de risques chimiques liés à l’emballage. Les outils développés dans le cadre du RMT (réseau mixte technologique) ProPack Food peuvent prédire l’atteinte ou non d’une dose limite dans l’aliment et aider au choix d’un système d’emballage optimisé.

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