Jamais le Sommet de l’Élevage n’est allé aussi haut. Des rencontres européennes de premier ordre rythment la 17
e édition du salon à Clermont-Ferrand. Après celle hier du groupe viande bovine du Copa (Comité des organisations professionnelles agricoles de l’UE), une réunion du groupe consultatif viande bovine, sous l’égide de Bruxelles, rassemble aujourd’hui les fédérations européennes de la filière bovine, représentant des éleveurs, industriels, distributeurs et consommateurs. Le ministre français de l’Agriculture est lui attendu cet après-midi. En plein bilan de santé de la PAC et dans un contexte difficile pour l’élevage bovin viande, Michel Barnier devra répondre à la détresse des producteurs. Ces derniers ne comprendraient pas que le Sommet accouche d’une souris. La Fédération nationale bovine (FNB) a renouvelé, mercredi en conférence de presse, sa demande d’un plan d’urgence visant à soulager les trésoreries. Elle attend un report d’annuités en fin de tableau de financement, une exonération de charges sociales et un dégrèvement de taxe sur le foncier non bâti.
Gestion des crises sanitaires
Des mesures complémentaires sont réclamées pour surmonter la crise de la fièvre catarrhale : la finalisation par les pouvoirs publics d’un plan de vaccination pour l’hiver, conjoint pour les deux sérotypes 1 et 8, avec en parallèle l’obtention d’un financement par Bruxelles des doses et des actes de vaccination ; des négociations avec l’Espagne et l’Italie sur un dispositif permettant de faciliter la commercialisation des broutards ; le déblocage des aides sanitaires (compensation des mortalités en élevage) et économiques (aide au maintien des animaux sur l’exploitation).
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Le président du Berceau des races à viande Patrick Bénézit a jugé « absurde » la politique sanitaire actuelle, basée sur des zones de restrictions aux mouvements d’animaux. Denis Sibille, secrétaire général de la FNB, a lui exprimé sa crainte de ne pas obtenir d’instruments de gestion des crises sanitaires, à l’occasion du bilan de la Pac. Tous deux ont réitéré la demande d’un rééquilibrage des aides européennes au profit de l’élevage.