Pour l’heure, « les champs de betterave ne souffrent pas de la sécheresse », indique Alain Jeanroy. « L’état végétatif est même meilleur qu’en 2009, année où l’on a enregistré un rendement de 93 tonnes de betterave à l’hectare ! » Selon l’Institut technique de la betterave (ITB), les conditions météorologiques rencontrées actuellement sont plutôt favorables : bien implantée, la betterave n’a pas souffert du manque d’eau et a profité des températures élevées. Les semis rapides et précoces, associés à de très bonnes levées en général, permettraient d’envisager « un gain de rendement potentiel de 5 à 6 % par rapport aux trois dernières années, uniquement lié aux conditions d’implantation ». Cependant, « il faut qu’il pleuve en mai, sinon les cultures commenceront à souffrir », souligne Alain Jeanroy. Et Eric Lainé d’insister : « Aujourd’hui, on n’a pas d’inquiétudes mais si ce temps sec et chaud continue jusqu’en août, cela va entamer le potentiel de production des betteraves. »
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