Céréales : les marchés à terme « perturbés »

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Des fonds financiers comme les fonds de pension, de plus en plus actifs, accentuent la volatilité des prix.

Outre les remaniements des bilans prévisionnels dont nous avons publiés hier les principales modifications (voir également notre analyse du marché céréalier dans notre édition du week-end), le conseil spécialisé céréales de l'ONIGC, réuni mercredi 12 mars, s'est penché sur le désordre des marchés créé en grande partie par l'arrivée de nouveaux intervenants, notamment les fonds de pension, privilégiant la spéculation pure au détriment des réactions logiques des cours aux fondamentaux des marchés. Il s'ensuit une volatilité des prix jusqu'alors inconnue et qui perturbe considérablement la gestion du marché par les opérateurs. Cela dit, l'ONIGC a confirmé les meilleures perspectives de ventes à l'exportation pour les blés français redevenus concurrentiels sur le marché international, même si nos blés sont encore handicapés à l'exportation par un problème conjoncturel de poids spécifique (PS), les autres critères qualitatifs n'étant pas contestés. D'ailleurs l'effort qualitatif des céréaliculteurs français se poursuit ; les blés panifiables représentent aujourd'hui 94 % des surfaces ensemencées en blé tendre, dont 82% en blés de qualité supérieure.

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Le conseil de l'ONIGC s'est par ailleurs montré très inquiet du projet de proposition de la Commission européenne, visant à remplacer le système classique de l'intervention fondé sur un prix d'intervention par un système de prix de référence et d'enchères dégressives, comme indiqué dans notre édition de samedi dernier.

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