La persistance des mauvaises conditions météorologiques fait de plus en plus craindre aux professionnels des baisses de rendement.
Après les prévisions de récoltes céréalières diffusées par l’ONIGC à la suite de son Conseil spécialisé « céréales » du 4 juillet (nos éditions des 5 et 6 juillet) le SCEES, service central des études et enquêtes statistiques du ministère de l’Agriculture, a annoncé les siennes dans sa note sur la situation des grandes cultures publiée hier. Pour le blé tendre, le SCEES se situe en léger retrait (-300 000 t) par rapport à l’ONIGC avec un chiffre de 34,7 Mt, le rendement moyen national étant encore espéré à 71 q/ha soit 2 q de mieux que l’an dernier, mais 1 de moins que la moyenne 2002-2006. Cependant, la persistance des mauvaises conditions météorologiques fait de plus en plus craindre aux professionnels des baisses de rendement, sans parler des problèmes qualitatifs. On notera à ce propos que les craintes en matière de qualité se traduisent par un écart de plus en plus large (10 euros) entre les cours du blé standard et du blé meunier.
Rendements plus faibles que prévus
En revanche, le SCEES abaisse notablement sa prévision au 1
er juin pour l’orge d’hiver en ramenant le rendement de 66,2 q/ha à 63 q ; ce qui, malgré l’augmentation des surfaces, conduirait à une récolte de 7,5 Mt, en léger retrait sur 2006, alors qu’en juin, le SCEES tablait sur 7,9 Mt. Les premières estimations du ministère pour l’orge de printemps font état d’un fort recul par rapport à 2006 avec 2,5 Mt, soit moins 5 %. Là encore, c’est le rendement qui est en cause avec 52,8 q/ha, 7 % de moins qu’en 2006. La récolte totale d’orge (hiver + printemps) ne dépasserait pas 10 Mt ; rappelons que l’ONIGC annonçait 10,2 Mt mais en précisant que le potentiel pouvait encore diminuer si les mauvaises conditions météo de juin persistaient.
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Seul le blé dur semble devoir bien se tirer d’affaire puisque le SCEES rejoint presque l’ONIGC avec une récolte prévue à 2,2 Mt, la plus élevée depuis 1991.
Côté oléoprotéagineux, le SCEES a également été contraint de revoir ses estimations de juin pour le colza d’hiver en ramenant le rendement prévu de 32,9 q/ha à 31,2 q/ha, ce qui constituerait néanmoins une augmentation de 7 % sur 2006 et permettrait, avec l’accroissement des emblavements d’obtenir une récolte record de colza de 4,9 Mt. Le ministère confirme la chute libre des pois protéagineux en raison d’une diminution des surfaces de 28 %, se soldant par une récolte de 974 000 tonnes en recul de 26 % sur la précédente et de 46 % par rapport à la dernière moyenne quinquennale !