Le mauvais temps a fortement perturbé la campagne 2011-2012 de la Sica Saint-Pol (Finistère). Résultat : un chiffre d’affaires qui stagne à 172,7 millions d’euros (40 % à l’export) pour près de 290 000 t de production issue de 1100 exploitations -hors les activités pépinière, plantes fleuries et fleurs coupées. Dans sa gamme de 25 légumes, la Sica réalise 71 % de ses ventes avec trois familles de produits : le chou-fleur (21 %), la tomate (19 %) et le divers (31 %). Mais il n’y a pas que le mauvais temps. La Sica déplore les obstacles qu’elle rencontre dans son projet stratégique de réorganisation logistique. De huit stations, son projet consiste à passer à quatre à terme dont deux plateformes logistiques ultra-modernes. Mais la poursuite du chantier est suspendue à la décision que le tribunal administratif de Nantes rendra prochainement. « Ce projet, c’est la pierre angulaire de notre édifice », commente le président de la Sica, Pierre Bihan-Poudec. Non seulement ces plateformes accéléreront les flux pour que les légumes soient plus rapidement expédiés vers les consommateurs, mais elles développeront aussi les volumes d’UVC pour aller chercher plus de valeur. Parallèlement, la Sica attend avec impatience l’ouverture de la plate-forme rail-route de Morlaix, au cœur de la zone légumière, pour développer le fret ferroviaire de légumes de Combiwest, société dans laquelle la Sica a des parts.
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