Tech&Bio 2021 Biocontrôle : « pas de développement sans le concours de l’aval »

- - 3 min
Marion Bouilloux (conseillère arboriculture et viticulture à la chambre d’Agriculture de la Drôme), Pierre Abad (Inrae) et Denis Longevialle (secrétaire général de IBMA France) débattent des facteurs de réussite et des freins au développement du biocontrôle. © Julia Commandeur - FLD Crédits : © Julia Commandeur - FLD

Le fil vert de la 8e édition du salon Tech&Bio, c’était le biocontrôle. Un Village du Biocontrôle a ainsi été installé sur le salon. Et lors d’un voyage de presse organisé par l’APCA sur le salon, un débat animé par l’AFJA (association des journalistes de la presse agricole) a mis en exergue, la veille 20 septembre, les facteurs de réussite et les freins au développement. Les solutions de biocontrôle, classées en 4 grandes familles (macro-organismes, micro-organismes, médiateurs chimiques type phéromones et substances naturelles) sont en pleine croissance depuis une dizaine d’années, en bio mais aussi en conventionnel. Si les freins restent l’efficience (manque de recul) et le rapport coût/efficacité ainsi que la technicité à utiliser, souvent en traitement préventif avec des rémanence très faible, ils présentent l’avantage d’être, le cas échéant, très efficaces avec une forte baisse des échecs par rapport aux méthodes chimiques.

CEPP, labels… Le biocontrôle, majoritairement utilisé

Denis Longevialle, secrétaire général de IBMA France (International Biocontrol Manufacturers Association), citant le dernier bilan du ministère, en 2020, explique que 61 % des actions des distributeurs relatives aux CEPP (certificats d’économie de produits phytosanitaires) sont issues de méthodes alternatives et principalement de biocontrôle. Sur 3,8 millions d’actions CEPP, la première et la troisième par ordre d’importance sont des biocontrôles : le souffre (28 % des actions) et le phosphate ferrique anti-limace (8 %).

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

agriculture biologique
Suivi
Suivre
économie
Suivi
Suivre

Marion Bouilloux, conseillère arboriculture et viticulture à la chambre d’Agriculture de la Drôme, rappelle, elle, que certains labels et démarches, comme ZRP ou Vergers Ecoresponsables, obligent de passer par des biocontrôles pour ceux dont l’efficacité est absolument reconnue et encouragent fortement l’utilisation de solutions alternatives dont le biocontrôle de manière générale.

L’aval comme communicant des bonnes pratiques

« Les recherches pour développer des solutions de biocontrôle sont longues et nécessitent une approche multidisciplinaire, revendique Pierre Abad, directeur de recherche à l’Institut Sophia Agrobiotech. Et si on veut développer des approches qui intègrent le biocontrôle, il faut intégrer l’aval. » Denis Longevialle  approuve : « Les acteurs économiques peuvent valoriser ces démarches de biocontrôle. Lors d’un congrès en janvier, Florette Food Service témoignait de la valorisation des solutions de biocontrôle de ses fournisseurs producteurs avec son client McDo qui communique auprès des convives. De même chez Bonduelle, 70 à 80 % des flageolets sont produits avec des solutions de biocontrôle sur lesquelles le groupe communique. »

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires