En août 2016, la production globale d'aliments composés progresse de 3,3 %, grâce notamment à un jour ouvré de plus qu'en août 2015, compensant ainsi partiellement la forte baisse de juillet, indique la lettre mensuelle de conjoncture conjointe du Snia et de Coop de France Nutrition animale, publiée le 18 octobre. Le secteur de la volaille progresse de 7,3 % grâce surtout aux aliments Pondeuses (+ 12,3 %) et Dindes (+ 14,2 %) ; les aliments Poulets progressent de 5,0 % et ceux pour Palmipèdes gras reviennent à l'équilibre. Le secteur porcin, quant à lui, gagne du terrain (+ 2,6 %), avec une reprise de 5,5 % des aliments Porcelets. En bovins (-6,1 %), la baisse de la demande en aliments Vaches lai-tières se poursuit (-8,0 %), tandis que les volumes de mash se retrouvent en nette progression (+ 4,5 %), de même que les aliments Lapins (+ 3,9 %).
La crise bovine, en principal facteur baissier
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Sur les huit premiers mois de l'année 2016, la fabrication globale d'aliments composés reste en retrait de 5,2 %, soit une perte de près de 700.000 t sur huit mois. Les principaux facteurs de baisse restent la chute de la demande en aliments bovins (-12,0 %, soit - 320.000 t) qui devrait se prolonger lors des prochains mois, ainsi que l'arrêt de production en palmipèdes gras dû au vide sanitaire dans le Sud-Ouest (-31,5 %, - 200.000 t), où en revanche la production va retrouver son niveau d'avant la crise.
Les aliments Porcs régressent de 3,7 %, soit une perte de 120.000 t, tandis que les aliments Volailles autres que palmipèdes gras sont en baisse globalement de 50.000 t, les baisses en poulets de chair (-2,8 %) et en pondeuses (-0,7 %) étant en partie compensées par la hausse de 2,8 % en dindes.