Agrocarburants : réactions diverses au retrait de l’État

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L’annonce de la fin de la fiscalité sur les agrocarburants dans le projet de loi de finances (PLF) 2009 suscite de vives réactions dans le monde agricole. Orama (syndicat des producteurs de grandes cultures) a demandé, mardi, au président de la République et au Premier ministre que le projet de loi de Finances soit modifié, « de façon à ne pas condamner demain des filières dont les pouvoirs publics ont promu le développement à grande échelle ». Le syndicat demande à l’État de tenir ses engagements et rappelle que « de nouvelles usines, représentant des investissements massifs, ont vu le jour et des contrats pluriannuels ont été signés par les agriculteurs pour les approvisionner ». Or le PFL prévoit que la réduction de TIPP accordée aux alcools éthyliques d’origine agricole incorporés aux supercarburants soit ramenée à 0,17 euro dès l’an prochain, puis 0,15 en 2010, 0,11 en 2011 et enfin zéro en 2012. « Les conséquences pourraient être catastrophiques pour les agriculteurs qui se sont engagés dans ces productions » estime la Coordination rurale dans un communiqué. Le syndicat évalue la baisse dès 2009 du prix à la production de 35 €/t pour le blé, 37 €/t pour le maïs et le colza et 10 €/t pour la betterave. Pour autant, l’annonce de l’État n’a pas surpris le syndicat minoritaire qui dénonce au passage l’irresponsabilité d’une filière qui s’est engagée dans un projet qu’elle qualifie « d’incohérent et ruineux ». La Confédération paysanne se réjouit quant à elle de cette décision des pouvoirs publics et les appelle « à résister aux multiples pressions en faveur du soutien aux agrocarburants qui ne manqueront pas de s’exercer dans les semaines qui viennent ».

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