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Projet MMBio : « Evaluer des pratiques des micro fermes maraîchères bio »

Prisca Pierre, ingénieure au centre CTIFL de Balandran, présente le projet MMBio sur les micro fermes maraîchères en agriculture biologique. 

« Le nombre de projets ou d’installations en micro fermes maraîchères biologiques ne cesse d’augmenter ces dernières années. Le Casdar MMBio (2019-2022), coordonné par l’Itab et mobilisant une vingtaine de partenaires, a pour objectif d’acquérir, consolider et diffuser des références techniques et économiques pour les systèmes de micro fermes maraîchères diversifiées en agriculture biologique. Au-delà des enquêtes socio-économiques, le volet expérimental vise à comparer les pratiques de micro fermes les plus pertinentes à des pratiques de maraîchage classique.

Les pratiques évaluées ont été sélectionnées par les partenaires du projet, à l’issue de plusieurs échanges basés sur des éléments bibliographiques, sur l’expertise des partenaires et celle de conseillers de terrain. Il s’agit de l’association de cultures, de la densification de cultures et des apports massifs de matière organique. L’essai mis en place au centre CTIFL de Balandran vise à évaluer deux facteurs croisés en culture de courge : d’une part, la faisabilité d’une association d’une culture de courge (Butternut, variété Havana, semences fournies par Agrosemens) et d’une culture de maïs doux (variété Golden Bantam, semences fournies par Agrosemens) - cette association est évaluée en parallèle par le Grab, également partenaire de MMBio - et d’autre part, un apport massif de compost. La mise en place de l’essai a débuté par un semis d’engrais verts (seigle + vesce), en octobre 2019, qui a été broyé puis incorporé en mai 2020.

L’épandage et l’incorporation au sol des composts et engrais a eu lieu début juin, trois jours avant la plantation des courges et le semis du maïs doux. Pour le volet « association de cultures », le maïs doux est associé à la courge en double ligne, à 30 cm de part et d’autre du rang de courge. Pour le facteur « apport de matière organique », un apport de compost de déchets verts à 20 t/ha et à 60 t/ha (fourni par le centre de valorisation Alcyon) est évalué, ainsi qu’un apport de fumier de mouton composté à 15 t/ha et à 30 t/ha (fourni par JEEM Bellegarde). Le dispositif expérimental inclut aussi un témoin sans apport de compost, avec apports d’engrais organiques (120 N/71 P205/171 K20 sous forme de Dix 9-2-2 + Angibio 6-4-10).

L’harmonisation des apports entre ces cinq modalités est réalisée sur la base de la quantité d’azote efficace apportée et en prenant soin également de couvrir les besoins de la courge en phosphore et potassium. Ainsi, des compléments en engrais ont été apportés sur les modalités avec compost de déchets verts et sur la modalité fumier de mouton composté à 15 t/ha. Les observations consistent en un suivi de l’azote nitrique du sol, une analyse de l’azote nitrique du jus pétiolaire, un suivi du stade de développement et de la vigueur des plants, un suivi phytosanitaire et une mesure du rendement et de la qualité des fruits à la récolte. Rendez-vous prochainement pour découvrir les résultats de l’essai ! »

A lire aussi : Les micro-fermes à la loupe

 

 

Rédaction Réussir

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