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Vredo VT5536 - L'automoteur d'épandage deux essieux hautes performances

Le constructeur néerlandais débute sa campagne de démonstration à travers la France pour faire connaître son nouvel automoteur d'épandage VT5536.

Dévoilé en mars dernier, l’automoteur d’épandage Vredo VT5536 s’intercale entre le modèle à deux essieux VT4556 de 450 ch et son grand frère à trois essieux, le VT 7138. "Il rassemble le meilleur des deux, résume Frédéric Céreuil, en charge des ventes pour la France. Avec ses deux essieux, le VT5536 conserve une bonne maniabilité, tout en affichant des performances élevées." Animé par un moteur Scania Stage V de 550 ch placé en position centrale et alimenté par un réservoir à carburant de 865 l (65 l pour l’AdBlue), il dispose d’une pompe à lobes de 12 000 l/min (identique au VT7138, 9 000 l/min sur le VT 4556), d'un ensemble broyeur-filtre et d’un accélérateur au pompage de 16 m3/min. "Ce dernier a pour vocation de gaver la pompe et contribue à réduire le temps de chargement, principal frein au débit de chantier des automoteurs d’épandage", poursuit Frédéric Céreuil.

22 m3 remplis en 1 min 20 s

Le modèle en démonstration à la SARL Blais, entreprise de travaux agricoles au Sap (Orne) et déjà propriétaire d’un Vredo 4546, dispose d’un bras télescopique optionnel, offrant une portée maximale de 7,20 m. La conception du circuit permet de shunter la pompe, notamment dans les lisiers légers : le remplissage des 22 000 l de la cuve polyester s’effectue alors en 1 min 20 s, au lieu de 2 min en passant par la pompe.

À l’arrière, le relevage de 10 t de capacité peut recevoir plusieurs types d’enfouisseurs Vredo ou Bomec, à simple ou double disque pour des largeurs de travail pouvant atteindre 15 m, mais également d’autres systèmes d’épandage, comme des strip-tillers, des déchaumeurs à dents ou à disques. Le relevage peut travailler selon trois modes : simplement posé, flottant ou forcé.

De larges pneus de 2,12 m de diamètre

D'un poids à vide de 20 t réparti équitablement sur les deux essieux, l’automoteur de démonstration est chaussé en pneumatiques Michelin CerexBib 2 de dimensions 900/60 R42 mesurant 2,12 m de diamètre, qui lui procurent une bonne surface de portance et une garde au sol de 51 cm. Affichant un empattement d’un mètre supérieur au VT 4556, il dispose de série du télégonflage. L’engin peut également recevoir des pneumatiques de taille 1000/65 R32 ou encore des roues jumelées pour l’épandage sur culture de maïs levée.

Côté transmission, le VT5536 adopte la boîte à variation continue maison, offrant un bon compromis souplesse-performances. Au travail, l’automoteur affiche deux modes de conduite : "RPM fixe", utilisé avec des outils arrière nécessitant des besoins de traction importants et "variable", l’automoteur privilégiant alors le régime moteur le plus bas pour réduire la consommation. Toute l’hydraulique est logée sur la droite de l’automoteur, où prend place le système de refroidissement. Celui-ci intègre un système d’inversion des vents, pour nettoyer les grilles, dont la périodicité est paramétrable. Cette inversion s’active automatiquement en cas de mesure de température trop élevée ou manuellement par l’opérateur depuis la cabine.

Confortablement installé dans une cabine Claas, le conducteur dispose de l’autoguidage Trimble ou John Deere, s’appuyant sur une correction différentielle ou RTK, selon le besoin de précision souhaité. Il pilote le dépliage ou le repliage de la rampe à l’aide d’une seule impulsion sur le bouton dédié.

Une demande croissante pour la polyvalence

Pour le développement de cet automoteur, le cahier des charges comprenait des performances de remplissage élevées pour limiter les temps morts et maximiser son utilisation à l’épandage. "Mais avec des périodes d’épandage autorisées de plus en plus restreintes, les entrepreneurs veulent rentabiliser leur investissement avec d’autres utilisations que la fertilisation organique, explique Frédéric Céreuil. La demande de polyvalence est donc de plus en plus prégnante." Pour y répondre, le bloc de pompage avant se démonte en une demi-journée, en déboulonnant et en déclipsant des prises push-pull, afin d’atteler une lame frontale, par exemple. Sur la plateforme arrière, un vérin hydraulique soulève l’avant de la cuve, déclipsant par la même occasion les tuyaux à lisier.

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