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Maixent Mahon – « Je me suis équipé d'un gros épandeur porté pour répondre au manque de main-d’œuvre »

Entrepreneur dans l’Oise, Maixent Mahon gagne de précieuses heures sur la route grâce à son épandeur d’engrais de 5 550 l.

« Le gros épandeur d’engrais porté est pour moi un bon compromis entre l’autonomie et le prix », explique Maixent Mahon, entrepreneur de travaux agricoles à Francières, dans l’Oise. Le chef d’entreprise réalise 500 hectares de prestation de A à Z, auxquels s’ajoutent les 200 hectares de son oncle, Thierry Bouchez, agriculteur et également entrepreneur. Les deux ETA collaborent sur bon nombre de chantiers et font face à la difficulté à trouver de la main-d’œuvre qualifiée. « C’est la raison pour laquelle nous avons choisi un épandeur de grande capacité », justifie Maixent Mahon. Ce dernier rayonne dans un secteur de 12 km autour du siège de l’entreprise, où est stockée et chargée une partie de l’engrais en big bags. « Je ne déplace ni chargeur télescopique, ni remorque, ce qui réduit les temps liés aux déplacements routiers. Passer d’un épandeur de 4,2 tonnes de capacité à un modèle de 6 tonnes m’a permis de réduire de cinq à trois le nombre de voyages pour faire la même surface chez un client », cite pour exemple Maixent Mahon. Si l’épandeur ne sert qu’à deux reprises dans la saison, pour le premier (vers la mi-février) et le dernier apport d’azote minéral sur blé, opter pour un appareil de grande capacité permet d’optimiser les fenêtres météo. « Jusqu’ici, j’ai toujours eu des conditions portantes pour mes premiers apports. Mais si cela devenait moins favorable, je chargerais moins. »

Un tracteur de 250 ch devant

L’épandeur Bogballe M60W de 5 550 litres est attelé à un tracteur Claas Axion 850 de 250 chevaux, lesté de 1,6 tonne à l’avant. « Il n’est pas toujours rempli, confie l’entrepreneur. Pour le dernier apport, je mets moins de 4 tonnes, car le tracteur est chaussé en 320 mm de large, contre 710 mm pour le premier apport. »

Acheté 33 000 euros HT il y a trois ans, l’épandeur est moins coûteux qu’un appareil traîné, « qui fait des traces supplémentaires dans la culture lors des manœuvres en bout de champ. »

Le Bogballe est bien équipé, puisque Maixent Mahon réalise de la modulation de dose, à partir de cartes de préconisation qu’il réalise lui-même, à l’aide de l’outil Spotifarm. Standard, la fermeture hydraulique est une « nécessité, vu la hauteur de la trémie ». Cette dernière cache la visibilité arrière, « mais c’était déjà le cas sur le précédent appareil de 4 500 litres. L’idéal serait une caméra. »

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