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[ESSAI/VIDEO] Citroën Berlingo Van 1.6 BlueHDI 100 - Une troisième génération très aboutie

Nous avons pris les commandes d’un Berlingo Van dans sa version Worker à l’équipement fourni et orienté « chantier ». Notre verdict à l’issue d’une semaine sur routes, autoroutes et chemins.

Élu utilitaire de l’année 2019, le troisième opus de la fourgonnette Citroën prend l’appellation Berlingo Van pour mieux se démarquer de la version ludospace Berlingo. Comme ses cousins du groupe PSA (Peugeot Partner et Opel Combo Cargo), il utilise la plateforme EMP2 largement déclinée sur les véhicules particuliers (C4 Space Tourer et C5 Aircross), gage d’un confort et d’une tenue de route de premier ordre. La partie arrière est toutefois une évolution de la génération précédente pour conserver une bonne charge utile qui culmine à 1 000 kg dans la version Worker essayée. Si ce nouveau Berlingo Van évolue en douceur au niveau du design extérieur, les changements sont plus radicaux dans l’habitacle.

Un équipement high-tech

La planche de bord est nettement modernisée, avec notamment un grand écran tactile et de nombreuses zones de rangement. Notre véhicule dispose de la cabine extenso, caractérisée par ses deux sièges passagers, dont l’un est escamotable pour augmenter la longueur et le volume utiles. Cet utilitaire fait le plein d’équipements d’assistance à la conduite avec le pack Safety : reconnaissance des panneaux avec recommandation de vitesse, alerte de risque de collision, freinage automatique d’urgence, alerte de franchissement de ligne… La version Worker dispose également du système antipatinage Grip control et du limiteur de vitesse en descente.

 

On aime

Tenue de route

Moteur coupleux

Ergonomie

Capacité de chargement

On aime moins

Suspension arrière raffermie

Accès au moteur

Nombreuses options

En action : Imperturbable, même chargé

 

 
La tenue de route et la précision de conduite de cet utilitaire sont sûrement ce qui se fait de mieux dans cette catégorie. Le confort est également d’un bon niveau, mais la fermeté de la suspension arrière renforcée ternit un peu le tableau sur les petites routes. Pour quelqu’un qui privilégie le confort à la charge utile, il est préférable d’opter pour la suspension arrière standard. Côté moteur, le quatre cylindres de 100 ch apparaît comme un bon compromis, offrant des reprises suffisantes, y compris en charge, grâce à un couple généreux à bas régime. Bien étagée, la boîte manuelle à cinq rapports n’est pas handicapante, même si un sixième rapport aurait été préférable. Ce moteur a aussi l’avantage de peu consommer. Nous avons pu rester sous la barre des 6 l/100 km sur le réseau secondaire et la consommation a culminé à 6,8 l/100 km sur autoroute.

 

 

 
La capacité de chargement du Berlingo Van est remarquable dans cette version Worker. Les dimensions de la caisse sont généreuses, notamment en largeur, ce qui permet de transporter une europalette dans le sens de la largeur. La suspension renforcée portant la charge utile à 1 t est très efficace. Elle ne s’écrase pas totalement, malgré les 720 kg de marchandise dans la caisse. Avec une telle charge, le comportement routier reste sain et le confort progresse. Privilège de cette version, la caisse reçoit un éclairage à led très efficace, quatre anneaux d’arrimage à mi-hauteur et une prise 12 V. Il ne manque que l’indicateur de surcharge, équipement rare sur une fourgonnette, proposé en option.

 

 

 
Les aptitudes « tout chemin » du Berlingo Van Worker sont améliorées par la garde-au-sol réhaussée de 30 mm, la plaque de protection sous le moteur, les jantes 16 pouces chaussées en pneus M + S et les aides électroniques : antipatinage Grip Control et limiteur de vitesse en descente. Testées dans une prairie pentue, ces dernières ne transforment pas le véhicule en 4x4, mais améliorent la sécurité. Sans réellement distinguer le mode (neige, sable, boue) le plus approprié dans notre situation, le Grip Control nous a permis de gravir des pentes herbeuses, sans se soucier du dosage de l’accélération. Le limiteur de vitesse en descente est très efficace à basse vitesse, y compris en marche arrière.

 

Gamme : Quatre finitions et trois moteurs

 

 
Le Berlingo Van se décline en deux tailles M ou XL se différenciant par leur longueur (4,40 et 4,75 m) et leur empattement (2,78 et 2,97 m). Leur caisse offre une longueur utile respective de 1,81 et 2,16 m, et un volume utile de 3,3 et 3,8 m3. Le Berlingo Van M profite d’une charge utile de 650 ou 1 000 kg, alors que le XL est uniquement disponible en 950 kg. Quatre niveaux de finition sont proposés. En entrée de gamme, la Control embarque un équipement minimaliste. Pour plus de confort, le niveau Club permet d’accéder à plus de confort avec la climatisation, la porte latérale coulissante, le régulateur/limiteur de vitesse, le frein à main électrique… Les deux autres versions se caractérisent par une dotation orientée selon l’usage. La Worker essayée est destinée aux chantiers. Le Driver vise un usage plus routier avec son écran tactile 8 pouces, son pack acoustique et sa caméra de rétrovision. Le Berlingo Van est configurable à souhait avec un catalogue d’options très étoffé avec notamment 20 dispositifs d’aide à la conduite. À noter que cette fourgonnette est aussi proposée en cabine approfondie permettant d’accueillir trois passagers à l’arrière. En termes de motorisation, le Berlingo Van peut recevoir l’essence 1.2 PureTech, décliné en 110 et 130 ch, le premier disposant d’une boîte manuelle à six rapports et le second, d’une automatique à huit rapports (EAT8). En diesel, le 1.6 BlueHDi est disponible en 75 ou 100 ch, uniquement en boîte manuelle à cinq rapports. Le 1.5 BlueHDi de 130 ch s’accouple soit à une boîte manuelle à six rapports, soit à l’EAT8.

 

Le regard de l’expert

 

 
:-) Le sélecteur de modes du dispositif antipatinage Grip Control est simple et pratique à utiliser.

 

 

 
:-) La qualité des ouvrants progresse, offrant une impression de robustesse à leur fermeture. Avec l’accès et le démarrage mains libres (en option), toutes les portes s’ouvrent sans clef.

 

 

 
:-) L’écran à la place du rétroviseur central est un vrai plus pour la sécurité. Couplé à une caméra arrière et une seconde à la base du rétroviseur droit, il offre trois modes d’affichage : surveillance arrière comme un rétro, surveillance de l’angle mort à droite et caméra de recul en association avec les capteurs ultrasons.

 

 

 
:-| Les carénages latéraux de la caisse profitent à la finition, mais font perdre de la largeur utile au-dessus des passages de roue.

 

 

 
:- (L’alerte de franchissement de ligne, surtout utile sur autoroute, doit être déconnectée à chaque démarrage si l’on ne souhaite pas être perturbé par son intervention sur la direction.

 

À la loupe : Un habitacle moderne et spacieux

 

 
La planche de bord offre une belle finition malgré l’omniprésence de plastiques durs. On apprécie les nombreuses zones de rangement et notamment la double boîte à gants. Pour le rechargement du portable on dispose de quatre possibilités : prises 12 V, 220 V, USB et chargeur à induction. L’ergonomie est bien pensée, on trouve facilement une bonne position de conduite, avec un siège ajustable en hauteur et équipé d’un réglage lombaire. Le levier de vitesses tombe sous la main, tout comme la commande du frein à main électrique.

 

 

 
Le large écran tactile est identique à celui des berlines de la marque. Il regroupe tous les réglages du véhicule avec une navigation intuitive, mais qui gagnerait à être plus réactive. Les commandes de la climatisation restent indépendantes, ce qui est préférable pour un accès rapide. L’affichage est complété par l’écran central du tableau de bord, lui aussi très lisible. Ce dernier est toutefois implanté assez bas par rapport à la position du conducteur.

 

 

 
Le siège passager rabattable et la trappe dans la paroi permettent d’ajouter un demi-mètre cube au volume de la caisse et d’allonger la longueur utile à 3 m. La place centrale pour le deuxième passager est à utiliser en dépannage, faute d’espace suffisant pour les jambes du fait de l’encombrement du levier de vitesse. La seule solution pour pallier cette contrainte est d’opter pour la boîte auto qui remplace le levier de vitesse par une molette implantée sur une console beaucoup moins encombrante.

 

Entretien : Un petit capot moteur

 

 
L’accès au compartiment moteur n’est pas des plus aisé, la taille du capot étant limitée par la face avant monobloc qui remonte au-dessus de la calandre. Le contrôle des niveaux s’effectue toutefois sans difficulté. L’intervalle de vidange est d’un an ou 25 000 km. Le plein d’AdBlue s’effectue au niveau de la trappe à carburant.

 

Fiche technique

Moteur-transmission

Puissance : 100 ch

Couple maxi : 254 Nm à 1 750 tr/min

Type de moteur : 4 cylindres turbo diesel Euro 6.1

Cylindrée/puissance fiscale : 1 560 cm3/5 cv

Énergie : gazole

Type de transmission : boîte manuelle à 5 rapports

Châssis

Diamètre de braquage : 10,80 m

Type de suspension AV/AR : pseudo Mc Pherson/traverse déformable

Pneumatiques : 215/65 R16 M + S

Dimensions et poids

L/l/h : 4 403/1 921/1 860 mm

Empattement : 2 785 mm

Poids à vide : 1 320 kg

PTAC : 2 320 kg

PTRA : 3 220 kg

Charge utile : 1 000 kg

Réservoir (gazole/AdBlue) : 53/17 l

Dimensions de la caisse

L/l/h : 1 817/1 550/1 200 mm

Largeur entre le passage des roues : 1 229 mm

Seuil de chargement : 548 mm

Consommation (données constructeur)

Urbaine - extra urbaine - mixte : 4,9-4,3-4,6 l/100 km

Budget

Prix catalogue (sans les options) : 21 600 euros HT

Pays de fabrication : Espagne

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