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Machinisme : Actualité sur le matériel agricole : tracteur, moissonneuse-batteuse, ensileuse, travail du sol, charrue, semoir

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Des rampes soudées à la végétation

Horsch annonce une stabilité de rampe hors pair sur ses traînés Leeb GS. Une propriété mise à profit pour traiter plus vite et plus près de la végétation et renforcer in fine l’efficience de la pulvérisation.

Pourquoi se focaliser sur la vitesse de pulvérisation et la distance entre la rampe et la végétation ? « Nous considérons que ces deux paramètres constituent deux leviers majeurs pour renforcer l’efficience des produits phytosanitaires », répond Fabien Chambellant, responsable marketing chez Horsch France. « L’augmentation de la vitesse de travail et donc du débit de chantier peut bien évidemment être mise au service d’une extension des surfaces traitées. Elle peut aussi permettre de concentrer les interventions aux périodes les plus propices du point de vue des conditions météorologiques, qu’il s’agisse de l’hygrométrie ou du vent. Le second levier est justement en rapport avec la dérive. La stabilité de rampe de nos appareils est telle qu’elle nous autorise à réduire la distance la séparant de la cible, moyennant des adaptations concernant l’écartement entre buses et l’angle de pulvérisation. »

Des rampes à 40 centimètres de la végétation

Pour dépasser les 20 kilomètres/heure et réduire à moins de 40 centimètres la distance séparant les buses de leur cible, chiffres avancés par le constructeur, il faut une rampe capable de coller à la végétation, indépendamment du relief, des accélérations et décélérations, des virages et sous-virages en fourrière. La fixation de la rampe au châssis et le système électronique gérant la stabilité participent conjointement à l’objectif visé. Reliée en un point central au parallélogramme par le biais d´un pendule, la rampe est indépendante du châssis du pulvérisateur. Charge ensuite au système de pilotage d’appliquer les forces nécessaires pour ajuster la position des rampes aux contours de la culture et garantir la stabilité. C’est l’objectif du BoomControl, un dispositif électronique primé à l’Agritechnica 2013 et au Sima 2015. Il s’appuie sur deux vérins hydrauliques corrigeant en permanence la position des rampes pour compenser les mouvements d’oscillation. La régulation met en œuvre une vanne proportionnelle rapide et un gyroscope. La correction de la hauteur, du dévers et de la géométrie variable est prise en compte par des capteurs ultrasons, au nombre de deux ou quatre selon l’option choisie (BoomControl Eco ou Pro).

Des buses à 80° plus rapprochées

Dans la configuration actuelle des pulvérisateurs, avec une répartition des buses tous les 50 centimètres, la hauteur séparant les jets de la cible (sol ou végétation) doit être au minimum de 53 centimètres avec des buses délivrant un angle de pulvérisation de 110° pour assurer le triple recouvrement. En présence d’une buse à 80°, la distance minimale atteint 80 centimètres, toujours en présence de buses distantes de 50 centimètres sur la rampe. Horsch propose ainsi une option consistant à doubler le nombre de porte-buses sur les rampes, permettant de diviser par deux la distance théorique entre la rampe et la cible tout en conservant le triple recouvrement. « Cela nous permet de faire un compromis pour lutter contre la dérive en utilisant des buses à 80°, dont le spectre est moins sensible à la dérive, tout en limitant la hauteur de rampe », argumente Fabien Chambellant.

Des arguments techniques en cours de validation

À ce jour, le constructeur ne dispose pas d’éléments scientifiques indépendants permettant de quantifier le bénéfice acquis du point de vue de la réduction de la dérive. Il s’est rapproché d’Irstea et d’Arvalis Institut du végétal pour fournir cette caution scientifique. « Nous n’avons pas encore évalué cette option technique, indique Benjamin Perriot, ingénieur pulvérisation à Arvalis Institut du végétal. Sur le papier, elle semble intéressante, mais il est nécessaire de faire des essais pour bien appréhender tous les paramètres induits par cette nouvelle configuration. Le rapprochement des buses à 25 centimètres pose aussi la question de la sensibilité au bouchage, puisque le doublement du nombre de buses sous-entend, à volume/hectare constant, une division par deux du débit individuel des buses. » Horsch a anticipé ce risque de bouchage avec son système de gestion de la circulation continue Intelligent Flow Control, caractérisé par le retour en cuve de la bouillie lors des coupures en fourrière.

Des buses tous les 25 centimètres, une pratique courante outre-Rhin

La distribution des buses tous les 25 centimètres, utilisée par Horsch sur ses pulvérisateurs Leeb GS, n’est pas une pratique inédite. Amazone le propose en option sur ses gammes d’appareils traînés (UX), ainsi que sur ses automoteurs. « Il s’agit d’une option relativement démocratisée en Allemagne, mais très peu demandée en France, souligne Mikaël Davy, chef de produits pulvérisateurs chez Amazone. Au départ, cet écartement resserré a été pensé pour les applications d’azote liquide, afin d’améliorer la productivité de chantier. »

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