A l'échelle européenne, une alerte a été lancée vendredi sur de l'huile contaminée en provenance d'Ukraine.
Une alerte a été déclenchée par la Commission européenne après la découverte de lots contaminés d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine dans plusieurs États membres, a annoncé samedi une de ses porte-parole à Bruxelles. La contamination a été signalée mercredi 23 avril par les autorités françaises sur une cargaison d’huile de tournesol d’Ukraine arrivée en France, a-t-elle précisé. Tous les États membres ont aussitôt été avertis et à ce jour, neuf containers avec des lots de cette huile contaminée ont été découverts dans cinq États membres : France, Espagne, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni. Les premières analyses effectuées sur l’huile ont montré la présence d’hydrocarbures, mais à des niveaux qui
« ne présentent pas de risque pour la santé humaine », a-t-elle déclaré. La Commission européenne a demandé des informations aux autorités ukrainiennes.
« Elles sont attendues pour lundi », a-t-elle précisé. Ces informations sont nécessaires pour permettre des contrôles dans les États membres, qui peuvent prendre des mesures nationales.
Les lots consignés ou rappelés
Les autorités françaises ont
« consigné l’ensemble des lots contaminés et rappelé les produits déjà distribués aux entreprises intermédiaires, qui sont des industriels de l’alimentation », a expliqué la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
« Pour le moment nous pensons avoir bloqué tous les lots », a indiqué un porte-parole de la DGCCRF. 2 600 tonnes d’huile de tournesol contaminée ont été importées en France. La répression des fraudes a été
« alertée par l’importateur lui-même, comme l’y oblige la loi, à la suite des analyses effectuées par cette entreprise elle-même, qui a détecté de l’huile minérale » dans cette huile végétale, a déclaré ce porte-parole de la DGCCRF. De nouvelles analyses, dont les résultats doivent être connus dans les prochaines heures, ont été confiées à trois laboratoires pour déterminer la nature et la dangerosité de cette huile minérale, a-t-on ajouté de même source.
« Ce pourrait être de la paraffine ou ce pourrait être une autre huile minérale. S’il s’agit de paraffine, tout danger sera écarté puisque c’est une huile alimentaire », a indiqué le porte-parole.
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L’alerte sanitaire a en revanche été levée en Espagne après le retrait du marché des lots concernés, a indiqué hier un porte-parole de l’Agence espagnole de sécurité alimentaire (AESAN).
« Toute l’huile de tournesol que l’on peut acheter aujourd’hui est sûre. L’huile ukrainienne a été retirée du marché », a indiqué le porte-parole, ajoutant que l’alerte peut maintenant être considérée comme levée. L’ASEAN fera connaître dans la journée les marques et lots contenant cette huile ukrainienne qui avait été contaminée avec des hydrocarbures mais à des concentrations très basses.
Vendredi, l’ASEAN avait recommandé aux consommateurs en Espagne de s’abstenir de consommer de l’huile de tournesol, tout en considérant le risque sanitaire comme « très faible », et avait demandé aux distributeurs d’en suspendre la vente en attendant de localiser les lots concernés par cette contamination. En 1981, de l’huile de colza contaminée à l’aniline, un extrait dérivé de nitrobenzène, avait provoqué la mort de centaines de personnes en Espagne. Ce produit était vendu comme substitut de l’huile d’olive dans les banlieues populaires de Madrid et d’autres villes.