Risque terroriste : « une contamination a de fortes chances d’être décelée »

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Denis Bornua, gérant de Agroalimentaire Conseil. Crédits : © DR

Les Marchés Hebdo : Les entreprises agroalimentaires vous semblent-elles à l’abri de malveillances de nature terroriste ?

Denis Bornua : Les IAA ont en grande partie la certification IFS, ou BRC, ou encore Iso 22000, qui impose d’analyser leur vulnérabilité face à des malveillances et de prendre des dispositions en conséquence. Globalement cela fonctionne. Les actes terroristes entrent dans ce cadre. Les intrusions sont difficiles ; le personnel est sensibilisé ; une matière première corrompue ne passerait pas la barrière des tests avant production. Les contrôles sanitaires portent sur l’eau, les matières premières… Un acte, mais à petite échelle seulement, peut aussi s’envisager dans les magasins. Mais les distributeurs ont exigé des emballages inviolables. On maîtrise le sujet globalement.

LMH : Quant aux entreprises non certifiées ?

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D. B. : Le guide méthodologique Food Defense de l’Afnor n’est pas mal fait, assez explicite.

LMH : Les intrusions sont-elles si difficiles, quand des caméras cachées peuvent être introduites dans des abattoirs ?

D. B. : C’est vrai que des militants peuvent même s’introduire dans des centrales nucléaires. Dans l’agroalimentaire, la maîtrise sanitaire oblige à beaucoup de contrôles des produits. Une contamination a de fortes chances d’être décelée. Et les intervenants extérieurs sont très encadrés.

Sylvie Carriat

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