Promenade dans le temps aux Halles de Paris (5)

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Notre « petite promenade dans le temps aux Halles de Paris » s'achève par une analyse critique du rédacteur de l’article du règlement des « nouvelles » Halles centrales, mises en place en 1896. Le marché « de première main » (on dirait aujourd'hui « de production » ) s'avère en effet rapidement être un marché de grossistes et d'intermédiaires. Le dernier volet de notre série historique sera consacré à la « Première » de Rungis.

L'immense chantier des Halles -avec ses démolitions et constructions qui se font progressivement- dura près de 70 ans. Le grave « Moniteur » relate les travaux et célèbre comme une victoire l'inauguration de chacun des pavillons, œuvre magnifique entreprise par la Ville ; le rédacteur écrit le plus sérieusement du monde : « il s'agit d'un véritable palais de fonte et de cristal, qui doit attirer l'admiration des étrangers. » Et pourtant, si l'on a vu grand voici un siècle, il faut reconnaître que les usagers actuels des Halles estiment comme insuffisante la superficie allouée à ce marché . Durant les travaux, la vente continua sans interruption. Les règlements incombant au préfet de police depuis le 12 messidor an VIII furent nombreux… C'est ainsi que, peu à peu, on s'achemine vers la réglementation actuelle qui datant d'ailleurs de 1896, s'avère comme incomplète et périmée, l'organisation du marché manquant d'uniformité. Les inspecteurs de la préfecture, s'ils n'ont plus le souci d'antan d'empêcher les émeutes, ont plus que jamais une tâche complexe lorsqu'il s'agit pour eux de surveiller, contrôler le marché officiel, de recueillir les cours, d'établir la mercuriale, d'interdire la carambouille et le regrat… S'ils appliquaient à la lettre certains textes, il faut avouer que peu d'usagers des Halles échapperaient à leur rigueur. Il suffit, pour s'en convaincre, de relire un à un tous les articles de la loi de juin 1896.

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« Marché de première main », déclare le législateur, alors que la plupart des marchandises et denrées sont exposées par des intermédiaires indispensables ! Les mêmes remarques s'imposent lorsqu'il s'agit d'interpréter le décret de mars 1935 : si le carreau forain est réservé aux cultivateurs et producteurs directs, reconnaissons que l'administration a du maintenir les approvisionneurs.

Après avoir évoqué les souvenirs liés à ces lieux, nous redirons, avec l’historien, que les Halles resteront toujours, à travers le temps, le symbole du travail et de la discipline.

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