La réforme de la Sopexa est à nouveau à l’ordre du jour. Il y a quelques mois, Victor Scherrer, le président de l’Ania, s’interrogeait à haute voix sur le statut de l’association chargée de promouvoir l’agroalimentaire français à l’exportation. Ces derniers mois le dossier semblait avoir perdu de son urgence. Il n’en est rien. Le Sénat vient de charger les sénateurs Joël Bourdin (UMP) et Marc Massion (PS) d’une mission sur la Sopexa. Ils ont reçu récemment Victor Scherrer qui n’a pas dû se faire prier pour rappeler ses souhaits concernant le rôle et la structure de la société. Par ailleurs, on a appris la semaine dernière que Nicolas Forissier, le secrétaire d’Etat était en charge du dossier. Il doit dîner cette semaine avec Dominique Chardon, le président de la Sopexa, pour évoquer la question. Bref aparté : le secrétaire d’Etat à l’agriculture, si l’on en croit son agenda officiel, déjeune et dîne beaucoup, et parfois les deux dans la même journée. Qu’il prenne garde aux conséquences de ce qu’Edouard Herriot, qui la pratiquait beaucoup, appelait « la politique du tapis blanc ! » Nicolas Forissier n’a pas fait part de ses projets : « Rien n’a encore été tranché » a-t-il déclaré en petit comité. Mais il n’est pas inutile de rappeler qu’il a été, en tant que président du CFCE, l’un des initiateurs de la réforme qui a conduit cet organisme à fusionner avec Ubi France — avec une grosse astuce à la clé, car Ubi France se prononce en anglais « You buy France. » On est prié d’apprécier le private joke.
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