Michel Barnier n’a pas rassuré les céréaliers

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Michel Barnier n’a pas convaincu les céréaliers réunis en congrès à Strasbourg les 21 et 22 janvier. Certes, il a bien indiqué que les arbitrages n’avaient pas été rendus et qu’il se donnait encore quelques semaines avant de prendre ses décisions à la mi-février en matière de rééquilibrage des aides. Mais ses propos n’ont pas rassuré les représentants des grandes cultures, le ministre ayant insisté sur le rééquilibrage des aides entre les grandes cultures et l’élevage plus que sur la convergence des soutiens qu’Orama souhaite. « Mon premier objectif est de réorienter les aides du premier pilier au profit de productions fragilisées qui abandonneront les territoires si nous ne faisons rien. Nous devons aussi préserver un potentiel de production de viande » en utilisant les outils mis à la disposition des Etats pour réorienter les aides de la Pac. « Nous devons relever le défi de la reconquête ovine (…) développer notre production de protéagineux (…) et nous mettrons en place un dispositif de gestion des risques », a-t-il ajouté.

« Pas de saupoudrage »

Quant à la convergence, elle passe dans l’ordre des priorités du ministre après leur légitimité vis-à-vis de l’opinion. « La légitimité d’un tel système qui conduirait à donner le même niveau de soutien à un hectare d’appellation viticole qu’à un hectare de céréales dans une zone intermédiaire ou d’herbe dans une zone difficile peut être contestée ».

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« J’ai l’impression que le ministre ne nous a pas entendu », remarquait Philippe Pinta, le président d’Orama, à l’issue du congrès de Strasbourg. Les céréaliers restent accrochés à leur proposition d’une convergence progressive des aides, qui leur parait beaucoup plus pertinente pour l’avenir.

Et ce d’autant plus qu’ils considèrent que les producteurs de viande bovine ne sont pas particulièrement pénalisés par les aides (lire nos éditions précédentes). Dans certains cas, ils en touchent même davantage que les céréaliers, selon ces derniers. Surtout, les céréaliers redoutent que Michel Barnier se contente de faire ce qu’ils appellent « du bidouillage », « du saupoudrage », plutôt que de préparer une politique porteuse d’avenir et qui prépare la Pac de l’après 2013.

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