713 000 tonnes de déjections d'élevage : voilà l'imposante quantité de substrats produite chaque année en Lozère ? C'est, en tout cas, le chiffre retenu par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) dans son évaluation des perspectives de méthanisation pour 2030. À lui seul, le département produit presque l'équivalent des quatre autres départements de l'ex-région Languedoc-Roussillon. Malgré ce « potentiel méthanogène », le département ne compte que deux unités de méthanisation. Raison principale : « nous n'avons pas de réseau gazier » constate Arnaud Vanbalberghe, conseiller énergie et environnement à la chambre d'agriculture de Lozère. Dès lors, impossible de réaliser de l'injection, c'est-à-dire d'envoyer les surplus de gaz dans les réseaux gaziers. L'autre option, la cogénération reste, elle, plus difficile à mettre en oeuvre : malgré un tarif d'achat de l'électricité plutôt incitatif, « ce modèle économique requiert plus de capitaux de départ et du travail supplémentaire au quotidien » constate le conseiller.
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