Le ministre Eric Woerth et le secrétaire d'Etat Luc Chatel l'ont signé, il ne reste plus que les signatures de Christine Lagarde, Roselyne Bachelot et François Fillon pour que le décret instaurant officiellement le statut de maître restaurateur paraisse.
« D'ici quelques semaines », assure-t-on au cabinet de Luc Chatel, regrettant le retard pris dans le contexte électoral (soit près d'un an au total par rapport à la date de mise en application annoncée par Renaud Dutreil). La parution conjointe d'un décret et de trois arrêtés d'application, dont celui encadrant le crédit d'impôt de 15 000 euros, est imminente.
Ce texte est très attendu par les organisations professionnelles de la restauration. Il vise à récompenser les restaurants gastronomiques situés entre les étoilés et le guide du Routard. Pour obtenir ce nouveau statut, le texte définitif du décret impose l'utilisation d'une majorité de produits frais et plusieurs critères de qualité de service comme le nombre de menus à la carte (au minimum 3 ou 4).
Ce titre concerne la restauration traditionnelle de cuisine française mais aussi étrangère (italienne, chinoise...). Il sera délivré par le préfet après un audit réalisé par un organisme certificateur agréé. 7 000 restaurateurs sur les 100 000 établissements traditionnels en France pourraient prétendre à ce titre.
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Cette démarche marque la volonté du gouvernement d'améliorer l'offre touristique française dont la gastronomie reste le pilier principal. En échange l'administration s'engage à lever les freins administratifs
qui pèsent sur l'activité des 200 000 hôtels, cafés et restaurants. Hier, Christine Lagarde, Hervé Novelli et Luc Chatel ont signé avec les six présidents des organisations professionnelles concernées une charte des droits des entreprises du secteur vis-à-vis de l'administration. Elle instaure un médiateur issu du secteur dans chaque département entre l'administration et les professionnels, et s'engage à réorienter les contrôles en dehors des heures d'affluence.
« C'est important, on est enfin traités comme des adultes », s'est hier félicité André Daguin, président de l'Union des métiers et des industries hôtelières (UMIH).