Le millésime 2007 confirme qu’il pourrait bien être celui de « l'espoir » pour les vins de table et de pays.
La petite récolte française et européenne 2007 n'a pas tardé à avoir d'heureuses conséquences sur les prix des vins. Le comité économique des vins du Sud-Est (Cevise) constate des hausses de plus de 25% sur les premières transactions de vins de table et de pays par rapport à la moyenne de l'année 2006. Les prix de vente à la production avaient presque tous réagi,
« y compris sur les vins italiens, les moûts espagnols (+30%) et les vins blancs français (du «basique» au Chardonnay) », analyse le Cevise, mais les vins rouges et rosés français
« semblaient rester en attente ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les choses ont donc changé ces derniers jours, selon Viniflhor
Les Marchés publient les cours des vins chaque lundi. Les cotations publiées cette semaine témoignaient déjà de l'embellie.. Sur les catégories ayant un volume de premières transactions relativement significatif, l'office relève, au 29 octobre, des hausses significatives en rouges et en rosés. Selon le Cevise, les vins de table du Languedoc -Roussillon se situent à 3,5 € le degré hectolitre, soit +26% par rapport à la moyenne de la campagne précédente sur France entière ; ceux de Paca et de Rhône-Alpes pointent à 3,80 euros le °/hl, soit +36%. La tendance est la même, et parfois encore plus marquée pour ce qui concerne les vins de pays. Ceux de PACA et de Rhône-Alpes connaissent une embellie de +45% à 67,33 euros l'hectolitre, que le Cevise impute en partie à une proportion importante de vins de cépage, aujourd'hui bien valorisés. Enfin, pour ce qui concerne les AOC, les Côtes de Provence rosés se vendent 25 à 30% plus chers en ce début de campagne, bénéficiant à la fois d'une bonne conjoncture et d'un effet millésime très favorable.
Il reste que de nombreuses incertitudes demeurent, notamment sur la production aux États-Unis et en Espagne, dont les récoltes seraient sur-évaluées.
« En ce mois de novembre 2007, les caves françaises rendues exsangues par trois années de crise des vins rouges vont commencer à vendre, dans le flou. Les autres vont sagement attendre décembre, pour avoir une idée plus précise », conclut le comité. L'optimisme est de retour…