Un plan d'aide est sur les rails. Concernant la FCO, le ministère a promis de nouvelles indemnisations.
Le Plan d'aide aux entreprises du secteur viande reçoit un bon écho chez les commerçants en bestiaux. Vendredi à l'assemblée générale de la FFCB, l'analyse de 147 questionnaires a permis de le vérifier. Cet accompagnement, obtenu à l'initiative de la FNICGV, est considéré le plus souvent comme « justifié ». Les négociants expriment d'abord un besoin de mise en commun de moyens, à travers le commercial, la logistique, ou encore la prise de participation croisée. Autre préoccupation largement évoquée, la mise en conformité. Mais, la profession réclame aussi un appui stratégique. Dans une première phase, la FFCB propose à chacun de lancer un autodiagnostic. Celui-ci peut faire l'objet d'une aide de l'Office, à hauteur de 50 % de l'investissement immatériel, dans la limite de 37 500 euros.
« Le cheptel est en régression, les marges baissent sous la pression de l'aval et les entreprises de commerce ont aujourd'hui beaucoup d'inquiétude quant à leur avenir et à leurs perspectives, a souligné Gérard Poyer, président de la FFCB.
Nous demandons une vraie politique de l'élevage en France permettant de juguler la baisse des naissances pour le cheptel bovin et de relancer enfin le cheptel ovin. » Un point de vue différent a été apporté par Hervé Guyomard, de l'Inra. L'économiste refuse l'idée d'un déclin de la production agricole dans l'Union européenne. D'après lui, l'ajustement à la réforme de la Pac s'effectue par le nombre d'agriculteurs.
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Ce qui ne souffre aucune contestation, c'est l'explosion de la fièvre catarrhale et ses lourdes conséquences sur l'élevage. Le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture Michel Cadot a promis une « indemnisation comparable » à celle obtenue en 2006-2007. Pour la FFCB, elle doit être de 5 % sur la base de la baisse de chiffre d'affaires calculée en fin de campagne. La fédération évalue à environ 30 % les pertes réelles sur la période allant du 9 septembre à début novembre. Sur le front sanitaire, Michel Cadot a évoqué une « situation fragile » avec l'Italie.
De nombreux cas suspects sont signalés chez les broutards exportés sur le marché transalpin. Conséquence, une mission d'inspection doit démarrer cette semaine en France avec une visite aujourd'hui à la DGAL. La France va ouvrir un appel d'offre le 19 décembre pour la fourniture de vaccins. 34 millions de doses sont prévues. Michel Cadot a promis que les zones prioritaires de vaccination seront décidées avec les professionnels, dans le cadre du Comité FCO.