Le domaine de Thiverval-Grignon ne sera pas vendu à un promoteur immobilier mais portera un projet économique d’intérêt général sur lequel AgroParisTech pourra maintenir des activités.
« Le dossier du domaine de Thiverval-Grignon se débloque. Au terme d’un arbitrage de Matignon, l’Etat a fini par trouver un montage alternatif au projet de vente envisagé en 2020 », révèle un article deLa Lettre du 14 juin. Le quotidien indique qu’AgroParisTech pourra maintenir ses activités sur ce site de 300 hectares situé dans les Yvelines, dans le cadre d’une future société universitaire locale immobilière (Suli), en partenariat avec la région Ile-de-France, le département des Yvelines et la communauté de communes et des investisseurs privés intéressés pour valoriser le domaine autour d’un projet économique d’intérêt général.
« Une étape décisive vient d’être franchie », se félicite Grignon 2020
« C’est une étape décisive qui vient d’être franchie », se félicite le conseil d’administration de l’association Grignon 2000 dans un communiqué qui y voit une décision « conforme » à son ambition.
Depuis 2016, Grignon 2000, association menée par Georges d’Andlau et Hervé Lecesne, se bat contre la vente du domaine de Grignon par l’Etat et pour Grignon Campus « projet ambitieux pour la transition écologique, réaliste sur le plan économique et ouvert sur sont territoire et pour les franciliens ».
Pour rappel après avoir retenu le projet de la société Altarea Cogedim à l’occasion d’un appel d’offre lancé à l’été 2021, l’Etat avait finalement renoncé à lui vendre le domaine quelques mois plus tard face à la levée de boucliers d’élus, anciens et actuels élèves d’AgroParisTech. Le recours du promoteur face à cette décision a été rejeté par le tribunal administratif de Versailles en février dernier.
Pour sortir de l’impasse le gouvernement avait commandé un rapport à l’inspection générale des finances et au CGAAER (toujours pas publié à notre connaissance).
Selon Mathieu Baron, délégué général de Grignon 2000, l’avis du ministère de l’agriculture ayant « acté qu’avec les défis et notamment la crise agricole il était nécessaire de garder ce domaine comme un actif au service de la transition et des familles professionnelles », aurait pesé dans la balance pour la décision finale du gouvernement.
Selon la Lettre, Julien Denormandie pourrait se porter candidat pour piloter le nouveau projet.