Le Jour du dépassement marque donc la date à partir de laquelle le monde a théoriquement épuisé l’ensemble des ressources que la Terre est en mesure de produire sur un an. En tombant le 2 août cette année, il intervient 5 jours plus tard que l’an dernier. On s’était habitué ces dernières années à voir le Jour du dépassement avancer sur le calendrier, 2023 marque donc pour la première fois depuis des décennies (hors période de Covid) un léger recul. Si cette nouvelle date suscite l’espoir, il n’est pas sans rappeler qu’en 1970, ce jour intervenait le 29 décembre.

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Peu de raisons de se réjouir

« Les raisons de ce recul sont difficiles à entrevoir. Nous ne pensons pas qu’il soit de rigueur de se réjouir dans le sens où, pour tenir la feuille de route climatique recommandée par les experts du Giec - soit une réduction des émissions mondiales de 43 % d’ici 2030 -, il faudrait parvenir à gagner au moins 19 jours par an sur les sept prochaines années », précise Jean-Louis Bergey, expert national Ademe de la direction Exécutive prospective et recherche (DEPR). Il faut rappeler qu’en 2022, si l’ensemble du monde avait vécu comme les Français, il aurait fallu 2,86 planètes Terre pour répondre à nos besoins sans pénaliser les générations futures.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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