Tombée en désuétude depuis le Moyen Age, la cameline suscite un regain d’intérêt dans les plaines du Nord-Ouest américain pour la production de biocarburant. « C’est la culture la plus enthousiasmante que j’ai pu voir de ces trente dernières années », affirme Steven Guy, chercheur à l’Université de l’Idaho, cité dans la Lettre de la société des agriculteurs de France (Saf). Une firme de la Puget Sound Region, important centre de recherche américain en biotechnologies, serait actuellement en mesure d’augmenter de plus de 50 % les rendements de cette plante herbacée annuelle de la famille des crucifères. Considérée comme rustique, nécessitant peu d’intrants, plus productive que le canola et deux fois moins chère, elle offre de nombreux arguments à ses promoteurs, qui demandent au Congrès américain de l’intégrer au système d’aide à l’agriculture.

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