Début octobre, une exploitation agricole, basée dans la Manche à deux pas du Calvados, a été la cible d’un acte de vandalisme, rapporte L’Agriculteur Normand. Résultat : plus de 45 vaches se sont retrouvées à terre, suite à une intrusion dont 9 vaches ont dû être euthanasiées.
45 vaches laitières retrouvées dans le couloir d'alimentation
L’article raconte comment les associés de l’élevage ont retrouvé au matin 45 vaches laitières dans le couloir d’alimentation, sur une surface totalement inadaptée, provoquant des chutes, des foulures, des blessures et des fractures. Et ce en raison de « deux barrières ouvertes dans la nuit ». Les éleveurs ont déposé plainte en gendarmerie.
« Les éleveurs sont anéantis », peut-on lire dans un communiqué de la FDSEA de la Manche dénonçant un « acte de malveillance ».
Deux barrières ouvertes, habituellement jamais utilisées
« Pour les forces de l’ordre, il ne peut s’agir de négligence des éleveurs ni d’action des animaux. Les deux barrières découvertes ouvertes ne sont, dans les faits, jamais utilisées et totalement inopérantes pour les animaux », affirme L’Agriculteur Normand.
La FDSEA de la Manche a dénoncé, par la voix de son président Jean-Michel Hamel, « une situation tout simplement intolérable et scandaleuse ».
Freddy Sertin, député Renaissance du Calvados, est venu rencontrer les exploitants leur apportant son soutien. « Fait difficile à comprendre, car cette exploitation familiale est respectueuse du bien-être de ses animaux et de l’environnement, et organisée afin de vivre en harmonie avec la nature, sans gêner les riverains », écrit-il dans un post sur Facebook, soulignant que l’exploitation fait vivre 10 personnes.
D'autres actes de malveillance dénoncés par la FDSEA 50
La FDSEA 50 déplore plusieurs autres actes de malveillance intervenus dans la même période. Plusieurs cultivateurs ont eu la mauvaise surprise, pendant leurs chantiers d’ensilage, de constater des actes de sabotage dans la région de Sartilly, indique l’Agriculteur normand. « Des morceaux métalliques avaient été fixés sur les pieds de maïs juste avant la récolte », pointe l’article qui cite un communiqué de la FDSEA.