« Je veux mettre en place un chèque alimentaire pour aider les ménages les plus modestes et les classes moyennes à faire face à ces surcoûts », c’est ce qu’a annoncé Emmanuel Macron sur France Bleu ce 22 mars. Les surcoûts dont parle le président sont ceux liés à la guerre en Ukraine. « Nous allons être confrontés à une crise alimentaire mondiale », prévient-il.
Le chèque alimentaire aura également pour objectif d’inciter les consommateurs à « acheter plutôt en circuit court et acheter français », a encore souligné Emmanuel Macron. Cette décision s’inscrit dans le court terme. Viendra ensuite ce que le président appelle « l’agenda d’indépendance » et qui s’inscrit dans la durée. « Ca va nous prendre plusieurs années », prévient le candidat déclaré à sa réélection. L’idée est de moins dépendre de toutes ces matières premières « qui viennent parfois du bout du monde ». La pandémie et aujourd’hui la guerre en Ukraine montrent qu’à la moindre crise, les prix « s’envolent ». En étant « dépendant de telle ou telle déstabilisation », observe le président, « nous ne sommes plus maître de notre vie ».
Une « bonne formule » à laquelle adhère la FNSEA
Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, s’est félicitée ce jour devant la presse de l’annonce d’Emmanuel Macron concernant le chèque alimentaire. « C’est une bonne formule », a-t-elle commenté, soulignant que c’est un dispositif qui avait été proposé par le syndicat.
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« Il y a eu trop de laxisme sur le prix de l’alimentation avec l’idée insensée qu’on peut avoir une alimentation meilleure, plus saine, mais toujours plus chère. Ca ne peut plus durer », a-t-elle poursuivi.
Sur RMC, elle a fait part de sa crainte. « Tout va flamber », a-elle déclaré dans la matinale d'Apolline de Malherbe . Et de citer pour les produits alimentaires le blé, l’orge et le maïs en particulier. C’est donc « une bonne idée d’aider les plus précaires ».