Jusqu’à sept juges du tribunal de commerce de Quimper se trouvent en situation de conflit d’intérêts « potentiel » dans le dossier Doux, selon une enquête du Télégramme parue aujourd’hui. Au moins deux se trouvent en conflit d’intérêts « flagrant » au vu de leurs liens avec le groupe, tandis qu’un soupçon de conflit « potentiel » pèse sur cinq autres, estime le quotidien régional. Comme déjà évoqué fin août par l’AFP, le tribunal de commerce compte dans ses effectifs un haut dirigeant du volailler, son directeur juridique. Le groupe a assuré dans un communiqué que ce responsable n’était plus juge mais, relève le journal, « sur le site du greffe du tribunal de commerce, le nom de ce dirigeant figure toujours parmi les juges en activité ». Le Télégramme révèle le cas d’un « cogérant d’un cabinet d’expertise-comptable en lien direct avec le volailler ». « Les deux cogérants de ce cabinet sont, en fait, et depuis vingt ans, les principaux commissaires aux comptes du groupe Doux », souligne le journal, pointant un conflit d’intérêts « manifeste ».
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