Désendetté, Loiseau pense à se relancer

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Marqué par la disparition de son fondateur, feu le restaurateur Bernard Loiseau, le groupe éponyme semble avoir stabilisé sa position mais reste dans un équilibre précaire. De 11,23 M Eur en 2002, le chiffre d'affaires du groupe Bernard Loiseau a fondu à 8,26 M Eur l'année suivante, impacté par la mort du chef gouailleur et défenseur de la gastronomie. En 2004, la chute a été freinée et presque annulée, puisque les ventes se sont élevées à 7,98 M Eur. Mais les premiers résultats de 2005 traduisent une rechute, avec un chiffre d'affaires de 1,45 M Eur au terme du 1er trimestre 2005, en repli de 11,8 % par rapport à la même période de 2004. La fréquentation des restaurants du groupe (qui constituent la majorité des revenus) reste une variable aléatoire d'une année sur l'autre.

Le démarrage en 2005 a accusé une perte due à 10 jours de fermeture supplémentaires par rapport à 2004 (début février), auxquels s'ajoute un jour et demi par semaine jusqu'à fin mars 2005, explique la société. Installé en Bourgogne à Saulieu, le restaurant La Côte d'Or représente une véritable entreprise, avec un poids de plus de 40 % dans le groupe, auquel s'ajoutent trois enseignes parisiennes ouvertes successivement pour profiter de l'engouement autour de la gastronomie « à la Loiseau ».

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La réussite des activités du chef l'avait même amené à travailler avec le monde agroalimentaire, associant son image à une gamme de plats cuisinés toujours en rayon. La restauration reste toutefois l'activité majoritaire de la société, qui en tire plus de 70 % de ses revenus, loin devant l'hôtellerie (18 %) et le conseil. Le groupe, dont la famille du défunt détient la majorité du capital, a affiché un bénéfice net l'année dernière, mais avec de lourdes pertes d'exploitation.

Cependant, le désendettement total de la société en 2003 a laissé entrevoir des perspectives positives à long terme, un schéma conforté par les dirigeants. Bien qu'ayant prévu un résultat net négatif en 2004, « la structure financière saine de la société et une trésorerie confortable, associées à la reconquête de la clientèle amorcée sur l'année nous rendent optimiste sur l'évolution de l'activité » ont-ils déclaré dernièrement. Les 30 % d'actions flottantes restent donc intéressantes, à condition d'avoir une double confiance dans la relance du secteur hôtelier et de la situation économique, qui marchent dans la même direction.

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