Viande Castel Viandes : prison avec sursis requises pour trois cadres

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Trois cadres du groupe Castel Viandes risquent une peine entre quatre à douze mois de prison avec sursis et jusqu’à 15 000 euros d’amende à la suite de leur jugement pour tromperie à Nantes vendredi 6 mai. La société pourrait également écoper d’une amende de 100 000 euros.

Le procureur a pointé des « faits extrêmement nombreux qui ne résultent pas d’une simple erreur, mais d’un mécanisme global de commercialisation systématisée de viande contaminée » motivé par « la recherche de profit ». L’affaire a été ouverte en 2013, lorsqu’un ex-salarié licencié cinq ans plus tôt affirmait que le groupe pratiquait à l’époque « la remballe », pratique de recyclage de viande avariée issue d’invendus.

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Castel Viandes, Joseph Viol, son PDG, ainsi que Michelle Perron et Denis Leclerc, deux cadres de la société, étaient jugées la semaine dernière devant le tribunal pour « tromperie sur la qualité d’une marchandise, mise sur le marché de produits d’origine animale préjudiciables à la santé et entrave » à des contrôles sanitaires entre 2010 et 2013.

De son côté, la société se défend en mettant en avant « des confusions considérables » et niant pratiquer « la remballe ». Les avocats de la défense accusent l’ancien salarié de ne porter ses accusations que par vengeance personnelle. La décision a été mise en délibéré au 30 juin 2022.

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