Les Marchés Hebdo : Vos adhérents fournisseurs de bio estiment-ils être plus mis sous pression que les autres années ?
Jean-Marc Lévêque : Sur le bio, toutes les enseignes ont affiché des intentions de développement, des campagnes, des opérations de promotion qui nous ont laissés très perplexes. Afficher un lait bio à un prix inférieur au lait conventionnel, c’est envoyer un message très particulier aux producteurs engagés dans le bio, et pour le consommateur, cela prête à confusion. Ces opérations ont pour objectif de déstabiliser les consommateurs et la filière. Nous sommes déçus par ces comportements. Cette concurrence entre enseignes ne sera pas profitable au développement serein des filières bios. On n’attendait pas du mieux de la loi Alimentation, on est proches du pire, et ce, au moment où le plan Avenir Bio est censé amener de la croissance.
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LMH : Que proposez-vous de faire pour défendre vos adhérents ?
J.-M. L. : On a voulu rencontrer les enseignes, elles n’ont pas saisi la perche. On espère maintenant rencontrer les pouvoirs publics pour montrer les résultats de notre observatoire. Nous souhaitons par ailleurs intégrer la commission d’examen des pratiques commerciales (CEPC) pour pouvoir porter les spécificités des filières bios. Nous demandons notamment une vigilance renforcée sur les pénalités de retard et de ruptures compte tenu des tensions sur certains approvisionnements.