L'école lyonnaise d'ingénieurs agroalimentaire vient d'établir son nouveau plan stratégique pour les 5 ans.
L’école lyonnaise d’ingénieurs agroalimentaire (Isara) se projette dans l’avenir avec un nouveau plan stratégique pour les cinq ans à venir. Parmi les grands thèmes d’évolution de ce nouveau quinquennat, le développement de formations toujours plus spécialisées mais aussi l’évolution des services proposés aux entreprises. Pour cette rentrée 2008-2009, l’Isara a déjà mis en place de nouveaux cursus. Le master international de science en agro-écologie qui a débuté en septembre propose, à une quinzaine d’étudiants, l’apprentissage des maîtrises de production végétales respectueuses de l’environnement.
L’Isara renforce également un peu plus son partenariat avec l’ISEMA d’Avignon. C’est désormais l’école lyonnaise qui assure la gestion pédagogique et financière de l’établissement. Deux nouvelles licences professionnelles ont été créées cette année. La première dédiée au commerce des produits alimentaires accueille 25 étudiants. La seconde consacrée au management des productions alimentaires reçoit 20 étudiants.
D’autres projets pédagogiques sont en cours d’élaboration pour la rentrée 2009-2010.
« Nous sommes toujours à l’écoute des besoins des professionnels, c’est pourquoi nous travaillons aujourd’hui sur la création d’un master en logistiques des produits alimentaires. Nous aimerions également proposer cette formation en version licence d’ici 2010 », explique Pascal Desamais, directeur du développement d’Isara.
L’objectif de cette stratégie quinquennale est d’augmenter progressivement le nombre d’étudiants. Ainsi, l’Isara voudrait faire passer le nombre d’élèves par promotion de 120 à 150.
« Ce développement se fera progressivement afin de pouvoir garantir à chacun de nos étudiants un débouché viable en fin de cursus », affirme Pascal Desamais, directeur du développement.
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Le deuxième axe majeur de développement de ce plan stratégique à 5 ans, est l’évolution des services pour les entreprises. Cette année encore, l’Isara prend en charge un Opti-réseaux du PEA CRITT (Pôle Européen Agroalimentaire pour la Communication la Recherche, l’Innovation et le Transfert de Technologies). Ainsi, l’Isara accompagnera durant 18 mois une dizaine d’entreprises régionales dans leur projet de MDD jusqu’à l’audit de référencement. L’école réfléchit également à la mise en place de nouveaux programmes collectifs pour les entreprises dans le domaine des TMS (troubles musculo-squelettiques).
Création d’un incubateur d’entreprises
Parallèlement, l’Isara a souhaité s’impliquer davantage dans l’accompagnement des sociétés à travers la création d’un incubateur.
« Nous accueillons déjà 5 start-up. Nous leur fournissons un bureau, nos laboratoires et surtout un accompagnement personnalisé. Pour certaines d’entre elles, nous les mettons également en relation avec des investisseurs potentiels. La durée de l’incubation varie en fonction des projets. Pour l’instant, nous nous sommes engagés avec des contrats d’un an renouvelable », explique Pascal Desamais.
Au-delà d’une plus grande implication auprès des entreprises, l’Isara souhaite également développer son rayonnement au niveau national, voire international, avec la définition de deux thèmes d’excellence présent sur tous les pôles d’expertise de l’établissement. Encore en réflexion, ces deux thèmes pourraient être l’agro-écologie et les produits de terroir.
L’Isara qui compte une centaine de salariés et plus de 700 élèves, dispose d’un budget de fonctionnement annuel de 8,2 millions d’euros, dont 40 à 45 % proviennent de subvention de la part du ministère de l’agriculture, 30 à 35 % de la scolarité des étudiants et entre 30 et 20 % de la taxe d’apprentissage et des prestations fournies auprès des entreprises.