Christiane Lambert, lors du congrès de la FNSEA, en mars 2019. Crédits : © FNSEA

A quelques jours des élections européennes, le 22 mai, Christiane Lambert, la présidente du syndicat agricole majoritaire, signe une longue tribune dans La Haute-Loire paysanne.

Pour la FNSEA, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, l'agriculture « peut être à nouveau le moteur de l'unité européenne » et sa présidente rappelle la qualité de l'agriculture, tant française qu'européenne. « Elle souligne l'attachement des agriculteurs à l'Europe et à la politique agricole commune », commente le journal départemental.

« Les agriculteurs sont conscients de ce qu'ils doivent à l'Europe, observe Christiane Lambert, mais aussi de ce qu'ils lui ont apporté en assurant à 500 millions de citoyens une alimentation saine, sûre et accessible ». Elle parle aussi de la « modernisation historique, qui a permis de hisser l'Union européenne au premier rang des puissances agricoles mondiales en quelques décennies » . Un « héritage » qu elle s'étonne de voir aujourd'hui « critiqué et récusé » . C'est « le paradoxe agricole européen », mais la syndicaliste s'interroge : «  Comment comprendre que les enjeux politiques de la production alimentaire européenne soient aussi peu considérés, dans un monde où la population augmentera de 30 % d'ici à 2050 ? ».

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Dans sa tribune, Christiane Lambert évoque également « la dérégulation mondiale des marchés agricoles ». Et là encore, elle questionne : « Comment maintenir une agriculture rentable, attractive et à taille humaine, capable d’engager ses transitions agroécologiques, si l’Europe continue à importer l’agriculture que nous ne voulons pas ? » Et d 'évoquer les enjeux alimentaires, climatiques, énergétiques et écologiques, face auxquels « l'agriculture apparaît comme une solution majeure ».

L'agriculture est victime actuellement de nombreuses critiques que « les agriculteurs reçoivent comme une injustice profonde » déplore-t-elle. Pourtant, « malgré la mauvaise foi de certains, tous les travaux de prospective internationale placent l'agriculture en tête des solutions grâce aux grands enjeux du XXIe siècle. » Et de poser une dernière question pour susciter la réflexion: « Quel autre secteur est autant attendu ?». 

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