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Une rentabilité en hausse sur tous les pôles LDC

Le groupe LDC a connu une année de forte croissance de son chiffre d’affaires, en France comme à l’international. Un contexte très favorable qui lui permet d’abonder, de 60 millions d’euros supplémentaires, les revalorisations tarifaires versées à la filière depuis 2025.

Avec un chiffre d’affaires de 7,3 milliards d’euros sur son dernier exercice 2025-2026 et un résultat opérationnel courant de 427 millions d’euros (soit 5,9 % de son chiffre d’affaires), le groupe LDC a atteint avec un an d’avance son plan stratégique sur cinq ans. Des résultats exceptionnels portés par un contexte de consommation soutenue de viande de volailles, une croissance externe avec des acquisitions en France comme à l’international et les revalorisations successives des prix de vente initiées depuis 2025.

Concernant le pôle volailles France, l’augmentation du chiffre d’affaires est surtout portée par les ventes en label, en élaborés et en œufs. Il progresse de 6,3 % en un an à périmètre constant et de 7,4 % en intégrant la société vendéenne de produits élaborés Routhiau, qui a rejoint le groupe en janvier 2025. En revanche, les volumes progressent très légèrement de 0,8 %, soulignant les difficultés à approvisionner les marchés en forte tension de la volaille et de l’œuf.

Lire aussi : Le pôle breton du groupe volailler LDC accélère sa transformation pour valoriser l’origine France

Un chiffre d’affaires doublé d’ici 5 ans à l’international

Les bonnes performances à l’international (+ 47 % en valeur, + 25 % en volume) s’expliquent notamment par l’intégration des dernières acquisitions polonaises Indykpol (dinde) et Konspol (produits élaborés), en Allemagne (European Convenience Food) et en Roumanie (produits panés Calibra). S’y ajoutera sur l’exercice à venir l’activité de l’entreprise britannique de produits de canards Green label acquise en mai 2026, favorisant le développement de LDC sur le marché sur Royaume-Uni.

Sur le pôle traiteur, l’activité est aussi en croissance grâce notamment à l’intégration du groupe Pierre Martinet (+ 19,7 % en valeur, + 33,8 % en volume).

Lire aussi : Une revalorisation des marges de 90 millions d’euros déjà engagée chez LDC

Une revalorisation des élevages

Fort de ces résultats, le groupe sarthois a redéfini un nouveau plan stratégique et vise 10 milliards d’euros de chiffres d’affaires d’ici 2030-2031 avec un résultat opérationnel de 550 millions d’euros. Cela passera par de la croissance interne et externe. L’entreprise accélère ses investissements avec 417 millions d’euros d’enveloppe pour l’exercice 2026-2027 dont 350 millions d’euros pour l’activité en France. L’objectif est d’augmenter sa capacité de production notamment en poulet du quotidien et en produits élaborés, actuellement saturée (projet Niagara). Avec en parallèle la mise en œuvre du projet d’abattoir France Poultry, l’objectif est d’augmenter de 30 % la production de poulets, pour répondre à la demande du marché et regagner les parts prises par les importations.

Lire aussi : LDC rachète France Poultry et va investir 120 millions d’euros dans le futur abattoir de poulets dans le Finistère

En ce qui concerne l’activité œufs et ovoproduits, LDC vise un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros d’ici cinq ans, avec un objectif de production de 2,8 milliards d’œufs en 2030, soit un milliard de plus que sa production actuelle.

Le groupe LDC a aussi annoncé poursuivre les efforts de soutien de la filière, et notamment des éleveurs, avec 60 millions d’euros de revalorisations supplémentaires portant à 150 millions d’euros le montant engagé par le pôle volailles depuis 2025. L’enjeu de cette valorisation est d’inciter les éleveurs à investir pour accompagner la croissance de la consommation.

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