Réussir Aviculture 29 mai 2017 à 08h00 | Par Pascal Le Douarin

Un œuf électronique qui quantifie les chocs

Expert en qualité des œufs, Zootests propose un audit d’élevage original pour quantifier les œufs microfêlés d’origine mécanique.

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Pour détecter les œufs microfêlés, l’œuf artificiel est connecté à une tablette qui visualise l’intensité des chocs en temps réel.
Pour détecter les œufs microfêlés, l’œuf artificiel est connecté à une tablette qui visualise l’intensité des chocs en temps réel. - © P. Le Douarin

La solidité de la coquille des œufs varie naturellement en fonction de l’âge de la poule pondeuse et de la souche, explique Christophe Alleno, directeur de Zootests, une entreprise spécialisée dans la mesure de la qualité des œufs et pratiquant des essais comparatifs en élevage. Nous avons établi des références, mais il arrive que les élevages dépassent les valeurs moyennes d’œufs microfêlés. » En œuf de consommation, le seuil problématique pour les centres d’emballage est de l’ordre de 3,5 % d’œufs microfêlés. L’origine alimentaire ou sanitaire n’étant pas toujours en cause, reste la cause mécanique, liée au parcours de l’œuf entre la sortie de l’oviducte et la mise en alvéole. Les chocs vont dépendre de la conception du système (pente de cage, goulet d’étranglement, barre de retenue, présence de sauts…), de son état (barrette de descente cassée…) et de son utilisation (accumulation des œufs, cadences…).

Une correction immédiatement vérifiable

Zootests utilise un œuf "artificiel" pour préciser et quantifier l’origine du problème. Le Cracklessegg de la société Masitek comporte trois capteurs électroniques qui enregistrent les accélérations subies par ses parois au cours de son cheminement. L’œuf communique en temps réel ses informations qui s’affichent sur une tablette, en indiquant l’importance des chocs (mesurés en unités G).

Les valeurs problématiques sont des chocs ponctuels au-delà de 45 G ou encore de chocs répétés à partir de 30-35 G. « C’est un outil très didactique, souligne Christophe Alleno, car dans les zones critiques on peut répéter le parcours de l’œuf à volonté et l’on peut voir l’effet immédiat des corrections. » En élevage en cage, les endroits sensibles sont le plus souvent la descente du nid jusqu’à la bande de ramassage (fil de rétention présent et réglé), l’entrée du descendeur d’œufs, le passage du descendeur au convoyeur, la zone d’emballage.

Ce dispositif peut aussi être utilisé pour auditer la chaîne logistique (transport, couvoir, centre d’emballage). « Nous l’avons employé une fois en centre d’emballage, pour comprendre pourquoi celui-ci obtenait des taux élevés de fêlures. Et nous avons trouvé une cause imputable au process. »

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