Réussir Aviculture 07 août 2007 à 15h14 | Par Pascal Le Douarin

Signes de qualité - Le Synalaf plus ouvert aux Européens

Le syndicat national des labels avicoles de France (Synalaf) compte développer son action en direction des instances européennes pour défendre le modèle des volailles haut de gamme à la française.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Les différents labels avicoles français se retrouvent bien dans leur fédération nationale qui entame sa 41e année d´existence. Et ils assistent en masse à chaque assemblée générale du Synalaf ; le 22 juin cette année. Ils se reconnaissent également dans le nouveau slogan à l´adresse des consommateurs français : « faire le choix des volailles et oeufs label rouge ou bio, c´est bon pour moi et la Nature ». Ce qui signifie implicitement : nous producteurs, nous nous soucions du goût, de l´environnement, du bien-être animal et pratiquons une aviculture durable.
Le message est passé auprès des deux invités venus de Bruxelles : Andréa Gavinelli de la Direction des consommateurs à l´Union européenne (DG Sanco), chef-adjoint de l´unité bien-être animal, et Sonja Van Tichelen, directrice d´Eurogroup for animals, une organisation de lobbying pour la protection animale. Tous deux semblent admirer le modèle de production label rouge et déplorent qu´il ne soit pas plus répandu car ils estiment que le marché potentiel existe. Ils ont encouragé le Synalaf à faire connaître les spécificités françaises aux autres pays. Celui-ci en est convaincu. Tout ou presque ne se décide-t-il pas à Bruxelles ?

Des volailles rurales européennes
Tirant la leçon de la crise de la grippe aviaire quand les volailles plein air ont été, sans raison objective, les premières touchées, et durant laquelle ce secteur d´activité n´a pu faire entendre sa différence, des professionnels ont voulu réagir. Au terme d´un tour européen est née l´association européenne des volailles rurales (Erpa : european rural poultry association). Son but : défendre les intérêts des volailles alternatives à Bruxelles et promouvoir leur développement en Europe.
Présidée par l´accouveur italien Oscar Berlanda, et animée par Agnès Laszczyk, directrice du Synalaf, l´Erpa réunit des représentants belges, espagnols, portugais, italiens, peut-être grecs (en attente) et français. Notamment Louis Perrault (Sna) et Franck de Pierpont (Cnada).
Un des premiers chantiers est celui de la prise en compte de la production rurale dans la gestion d´une crise d´influenza, notamment via des bonnes pratiques sanitaires permettant le maintien des élevages de plein air.

En conclusion Eric Cachan, président du Synalaf a demandé l´appui des pouvoirs publics français sur ce point. « Faites en sorte que les orientations stratégiques de l´Europe confortent cette agriculture de qualité et favorisez aussi ces orientations. »

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Aviculture se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Question du mois

Pourrait-on ouvrir le capital des élevages pour permettre d’investir ?

Répondez à la question

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui