Réussir Aviculture 05 décembre 2008 à 17h09 | Par A. Puybasset

Rénovation - Des charges réduites avec un poulailler "comme neuf"

Au Gaec les Abeilles, à Saint Fulgent, le poulailler de 800 m2 de 18 ans a repris un coup de jeune avec un passage en ventilation dynamique transversale réalisé en juin dernier.

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Jean-Paul (à droite) et Loïc Pinet. « Notre principale motivation est d’améliorer
les performances techniques du bâtiment par une meilleure gestion de la ventilation avec un impact positif sur la croissance des animaux et sur leur état sanitaire. »
Jean-Paul (à droite) et Loïc Pinet. « Notre principale motivation est d’améliorer les performances techniques du bâtiment par une meilleure gestion de la ventilation avec un impact positif sur la croissance des animaux et sur leur état sanitaire. » - © A. Puybasset

Le Gaec les Abeilles, à Saint Fulgent, est une exploitation en polycultureélevage, assez caractéristique de la Vendée. Les deux frères associés, Jean- Paul et Loïc Pinet, y élèvent une quarantaine de vaches allaitantes et exploitent un bâtiment de dindes de 800 m2, trois bâtiments de volailles label, auxquels il faut ajouter 37 hectares de cultures et pas moins de 220 ruches. Ils travaillent avec CAP Elevage/Arrivé. En juin 2008, ils ont décidé de rénover le poulailler standard construit en 1990. « Notre principale motivation est d’améliorer les performances techniques du bâtiment par une meilleure gestion de la ventilation, avec un impact positif sur la croissance des animaux et sur leur état sanitaire », explique Jean-Paul. Le système de ventilation a donc été entièrement revu. L’extraction haute avec entrées d’air par les deux côtés et gestion manuelle de l’ouverture des trappes a été remplacée par une ventilation latérale avec entrée d’air par des trappes Kan’air de Tuffigo et régulée par le boîtier Ecostar.

INCIDENCE SUR LE CONFORT DE TRAVAIL

Parallèlement, le bâtiment a été remis aux normes électriques. « Mieux gérer le flux d’air permet également d’optimiser la tenue de la litière et de limiter les émissions d’ammoniac. Cela a un impact direct sur le sanitaire », a observé l’éleveur. Par ailleurs, les abreuvoirs en cloches ont été remplacés par quatre lignes d’abreuvoirs Baravi. « L’objectif est de réduire le gaspillage d’eau et de contribuer à une litière plus sèche. » Les éleveurs ont également profité des travaux de rénovation pour ajouter une rampe de brumisation (système Brumathis de Tuffigo) « pour passer les coups de chaleur en toute sécurité ». En plus d’une amélioration des performances liée à la ventilation (impact sur l’indice de consommation), Jean-Paul et Loïc espèrent également une baisse des charges, notamment sur les postes énergétiques (moindre consommation d ’ é l e c t r i c i t é comparée aux cheminées d’extraction et baisse de la consommation de gaz liée à une meilleure isolation du bâtiment). Automatiser la ventilation permet d’améliorer le confort de travail et la tranquillité de l’éleveur. Ces travaux ont globalement un impact positif sur les conditions de travail (gestion du vide sanitaire plus aisée, plus besoin de démonter les moteurs des cheminées et de les nettoyer…). « J’ai 50 ans et je souhaite finir ma carrière dans de bonnes conditions, relève Jean- Paul. Le poulailler est aujourd’hui comme neuf ! » Le coût total des rénovations s’est élevé à 45 000 euros, soit 56,25 euros par mètre carré. Les éleveurs ont bénéficié d’une subvention de 6000 euros dans le cadre du contrat de plan État Région et d’une aide de leur structure de production CAP Elevage par la prise en charge d’une partie des intérêts du prêt (l’équivalent de 5000 euros).

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