Réussir Aviculture 15 mai 2007 à 17h05 | Par Armelle Puybasset

Parvovirose - La protection des canards de Barbarie exige une vaccination de qualité

Pour que le caneton soit réellement protégé contre le virus de la parvovirose, le rappel de vaccin réalisé vers trois semaines d´âge doit être réalisé selon un protocole rigoureux. Le laboratoire Mérial nous rappelle les principaux éléments.

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Pratiquée vers 14 à 20 jours d´âge, conjointement au dégriffage et à l´épointage, le rappel de vaccination contre la parvovirose n´est pas vraiment la phase d´élevage la plus agréable pour le producteur de canards de Barbarie. Réalisées à une température proche de 30 ºC, à un niveau sonore parfois élevé (dû à la dégriffeuse mécanique), ces opérations répétitives, fatigantes et exigeantes en main-d´oeuvre, sont sujettes à de possibles dérives : baisse de l´attention de l´opérateur, augmentation de la cadence. Or, la protection du caneton contre le virus dépend fortement de la qualité de la vaccination. « Il suffit qu´un faible pourcentage de canetons ne soient pas protégés pour entretenir la pression virale sur le site d´élevage », souligne Paul Morillon, responsable aviaire chez Mérial. « L´agent de la parvovirose est l´un des plus résistants qui soient dans l´environnement. Il peut être excrété par des animaux apparemment sains et ce portage est infiniment plus élevé chez des animaux non protégés que chez leurs congénères correctement vaccinés. »
900 à 1100 canetons/heure
D´où l´importance de veiller en permanence aux bonnes pratiques de vaccination en élevage. Pour le laboratoire Mérial, qui produit et commercialise le vaccin Parvokan, le rythme d´injection est un facteur de réussite à ne pas négliger. L´idéal est de maintenir une cadence de 900 à 1100 canetons par heure et par opérateur lors d´une vaccination manuelle ou de 1200 à 1500 canetons avec une machine à vacciner (il s´agit de la vaccination proprement dite sans compter le temps de préparation des vaccins et du bâtiment). Au-delà, l´opérateur risque de manquer de précision quant au point d´injection sur le caneton. L´administration du vaccin doit être effectuée par voie sous-cutanée au niveau du cou, à mi-chemin entre la tête et l´aile. L´injection dans la cuisse en intramusculaire est également efficace (plus rapide) mais le risque d´injection intra-abdominale mortelle est beaucoup plus élevé.
L´agent de la parvovirose peut être excrété par des animaux apparemment sains. Le portage est infiniment moins élevé chez des animaux protégés. ©A. Puybasset

Protocole à respecter
Le respect du protocole de vaccination concerne également les conditions de conservation du vaccin. La chaîne du froid doit être respectée. Le vaccin doit être conservé entre + 2 et + 8 ºC, c´est-à-dire dans un réfrigérateur puis dans une glacière munie de blocs de glace pour son transport jusqu´au sas. La solution vaccinale doit être utilisée dans les deux heures qui suivent sa préparation. Le réglage de la seringue doit être vérifié (privilégier une seringue de 5 ml). « Chaque caneton doit recevoir la bonne dose de vaccin, soit 0,2 ml dans le cas du vaccin Parvokan ». Les aiguilles (10 x10) doivent être changées à chaque flacon, soit toutes les 1500 injections. Au-delà, l´aiguille risque de blesser le caneton et surtout, cela évite les contaminations d´un parc à l´autre. L´utilisation régulière de colorant bleu est un bon moyen de vérifier la qualité de la vaccination. Il suffit d´injecter 5 ml de colorant Bluedye dans un flacon de vaccin (1500 doses) et de contrôler sur une centaine de canetons la présence d´une vésicule de résorption au niveau du point d´injection (boursouflure bleutée sous la peau). Si l´on observe aucune coloration ou la présence d´une goutte à extérieur, sur le duvet, cela signifie que la vaccination a échoué.
Le vaccin doit être administré de préférence en sous-cutané au niveau du cou, à mi-chemin entre la tête et l´aile. ©Mérial

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