Réussir Aviculture 08 septembre 2008 à 15h30 | Par P. Le Douarin

Moyens financiers renforcés - LDC est déterminé à s’agrandir encore

Avec des résultats annuels 2007-2008 jugés convenables, le groupe LDC est résoléu à acquérir des entreprises du secteur avicole. Mais pas à n'importe quelles conditions.

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Les Grignottes Tapas, un nouveau produit élaboré dans l'air du temps
Les Grignottes Tapas, un nouveau produit élaboré dans l'air du temps - © DR

Les clignotants sont au vert pour le groupe LDC qui a su traverser les turbulences des deux derniers exercices. L'effet hausse des matières premières a dopé le chiffre d'affaires global (CA) de 16,2 % à 1,83 milliard d'euros, alors que les volumes commercialisés ont augmenté plus modérément (+ 4,3 %). Bien que cette hausse n'ait pas été complètement répercutée, le résultat opérationnel augmente de 12,9 millions d'euros par rapport à l'exercice précédent et il atteint 73,4 millions d'euros. Le résultat net du groupe s'établit à 53,5 millions d'euros, en hausse de 10,7 millions d'euros (+ 25 %). Le pôle volaille France réalise toujours 80 % du CA total. LDC a continué à progresser, notamment en label (+ 9 % en volume) et en élaborés (+ 13,7 %). L'oeuf, compté dans les activités amont, a généré 17 millions d'euros de CA pour Ovalis (50 % LDC) et 5,9 millions d'euros pour l'oeuf landais (100 % LDC), avec un résultat net négatif inférieur à un million d'euros « et qui s'améliore » souligne le directeur financier, André Delion. Le pôle réalise 60,6 millions d'euros de résultat opérationnel, moins que prévu en raison de hausses insuffisantes (objectif de 70 millions d'euros).

REBOND À L'INTERNATIONAL

À l'international, l'activité s'est très bien comportée avec plus 25 % de chiffre d'affaires, tant en Pologne qu'en Espagne (181 M!). La Pologne continue son basculement du poulet entier vers les produits de charcuterie, et retrouve un r é s u l t a t opérationnel positif. La fin d'exercice a été perturbée par l'incendie d'un site. Cela devrait se traduire par une perte de 30 millions d'euros des ventes sur 2008-2009, par 20 % des volumes charcuterie en moins et un résultat opérationnel équilibré. En Espagne, LDC cherche toujours un partenaire majeur pour développer son activité désormais restructurée et presque à l'équilibre. Sur le segment traiteur (10,9 % du CA total), LDC progresse très bien en produits asiatiques (+ 22 %), bien en pizzas (+ 6 %) et peine un peu en sandwichs (+ 2,5 %).Globalement les performances sont dans la moyenne du marché, faute de revalorisations tarifaires suffisantes.

- © source LDC

PAS LE SAUVEUR DES ENTREPRISES

Si l'année en cours est encore perturbée par un niveau haut des cours des matières premières, par les négociations tendues avec la grande distribution ainsi que par une consommation morose, Denis Lambert, PDG, y voit l'occasion pour son groupe de participer activement à la « consolidation du marché ». En clair, transformer ces contraintes en opportunités et être un acteur majeur dans la restructuration et la concentration des entreprises avicoles. Sa dernière acquisition importante remonte à 2004, avec la reprise des outils industriels de la CAM 56 (Provialys). Le PDG a dressé la liste des critères qui lui paraissent les plus importants en France et à l'étranger pour compléter les activités volaille et traiteur. Parts de marchés, produits élaborés et marques arrivent en tête. La situation financière est aussi un critère majeur, même si un endettement « normal » du repris serait tolérable. « Nous ne sommes pas là pour régler les problèmes de la filière, ni pour détruire de la valeur au groupe en reprenant une entreprise. » C'est le projet commercial qui compte, avec à la clé la capacité de dégager du résultat opérationnel. Sans divulguer les entreprises examinées, le dirigeant précise: « Nous serons très sélectifs sur le marché français où nous sommes bien implantés, et plus à l'aise sur l'international ». Compte tenu de ses fonds propres (460 M!) et de sa bonne capacité d'autofinancement (105 M!), le directeur financier estime tout à fait possible de lever 200 millions d'euros pour les futures acquisitions.

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