Réussir Aviculture 30 novembre 2007 à 15h47 | Par Pascal Le Douarin

Matières premières contractualisées - Fermiers de Janzé profite de sa démarche blé tracé

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Jean-Claude Debois, le futur ex-directeur des Fermiers de Janzé, en Ille-et-Vilaine - il fera valoir ses droits à la retraite en 2008 - fourmille d´idées souvent bonnes. « Je suis payé pour cela », explique t-il tout sourire. Parmi celles qu´il a menées à leur terme, figure celle de lier les productions animales et les productions végétales réalisées sur un même terroir. La meilleure façon de le faire était que les volailles du cru soient alimentées à partir de céréales locales. L´opération a été montée en concertation avec les organismes collecteurs et stockeurs, ainsi qu´avec l´unique fabricant de l´aliment des volailles, à savoir Végam, filiale d´une coopérative (Coralis). L´opération a aussi été facilitée par la bonne densité d´aviculteurs. Les éleveurs de Janzé (ainsi que d´autres adhérents de Coralis) contractualisent avec Fermiers de Janzé à un prix à la récolte pré-établi, tenant compte du contexte économique (97 ? en 2006, 156 ? en 2007).
Ils s´engagent sur un cahier des charges, notamment sur un choix variétal adapté à la nutrition animale (viscosité, taux protéique.). Une prime qualité supplémentaire de huit euros est également prévue. A la récolte, l´agriculteur livre à un organisme stockeur référencé qui met à part les céréales. Le maillage doit être suffisamment dense pour ne pas pénaliser les coûts logistiques et le temps de l´agriculteur. Les céréales seront ensuite reprises par l´usine d´aliment pour être livrées aux éleveurs de Janzé.
Accord gagnant-gagnant
Les deux parties contractantes devraient y trouver leur compte. Du côté de Janzé, qui contractualise environ 80 % de ses besoins (dont la moitié avec ses propres éleveurs), le coût alimentaire final est abaissé. « Avec Végam, nous travaillons en totale transparence. Nous nous sommes mis d´accord sur des coûts de fabrication. Et avec ces meilleurs blés, nous utilisons moins de soja », remarque Stéphane Le Tué, responsable technique des Fermiers de Janzé. Le producteur a la garantie d´un prix connu à l´avance. Stéphane Le Tué tempère l´idée d´un avantage seulement pour la structure. « Pour Janzé, la contractualisation pourrait être un outil à double tranchant, dans l´hypothèse où les prix de marché seraient inférieurs au contrat. » En ces temps de forte hausse, Janzé devra sans doute « partager le gâteau » en redonnant une prime aux agriculteurs. Faute de quoi, la source pourrait se tarir. Ce ne sera pas facile, dans la mesure où l´acheteur de vif peine beaucoup à consentir des revalorisations.

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