Réussir Aviculture 27 janvier 2004 à 17h49 | Par Pascal Le Douarin

Marché de la volaille - Les grossistes de Rungis veulent du « haut de gamme » régulier

Le Min de Rungis reçoit les volailles « haut de gamme » de toute la France et alimente un tiers du riche marché de la Région Parisienne. Ici, le maître-mot est régularité, calibre et plus globalement qualité de l´approvisionnement.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

A Rungis, le grossiste le plus connu pour vendre des produits « haut de gamme » est la maison « Reilhe-Martin ».
En novembre dernier, l´étal ne présentait pas encore les volailles fines, mais on pouvait y admirer les produits disponibles toute l´année : volailles de Bresse (poulets et poulardes), poulet du Bourbonnais, poulet label rouge « Géline de Touraine », poulet label rouge « Saint Sauveur », poulets fermiers de producteurs individuels (Cros de la Géline, La Bielle et Pinsolle...).
Comment les grossistes appréhendent-ils ce marché ? Premier constat de Michel Reilhe : « Nous avons des approvisionnements variables en volume et en qualité. » Or « si l´offre fluctue, la demande sera elle-aussi irrégulière. » Les calibres devraient être également mieux respectés. « Même si un poulet de 2,3 kg et plus est excellent à manger, j´ai du mal à le vendre », constate le grossiste.
Éric Laplaine, de chez Froger, apprécie aussi de travailler « avec des fournisseurs qui respectent les calibres ».

Pour la maison Reilhe-Martin, « le calibre idéal d´un poulet se situe entre 1,8 et 2 kg effilé, c´est-à-dire 1,6 kg Pac. » Les autres critères pris en compte sont la présentation et la date limite de consommation (DLC). « Certains clients achètent la date. »
Avec une DLC de 9 jours et un envoi hebdomadaire, Mr Reilhe assure n´avoir que trois jours pour vendre. Même opinion chez le grossiste Froger. Éric Laplaine observe aussi que la qualité du travail d´abattage est primordiale. « Des produits bien travaillés pourraient supporter allègrement une semaine de plus que leur DLC », explique-t-il. Donc aucune crainte de perte pour l´acheteur.
Quant au prix, la discrétion est de mise. Les prix des volailles « haut de gamme » se situent aux environs de 6 à 7,5 euros le kg effilé pour le détaillant, voire plus.
Pour Marc Hervouet, président du syndicat des grossistes en volailles, « les produits ´haut de gamme´ devraient être à la volaille ce que la haute couture est au prêt-à-porter : une image qui tire l´ensemble de la filière. » En effet « un grossiste ne peut vendre que du très haut de gamme » conclut le grossiste de chez Reilhe-Martin.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Cet article est extrait du dossier de Réussir Aviculture du mois de décembre 2003 consacré aux «  Volailles haut de gamme : une niche multiforme  ». Ces petites productions «  en marge des marchés de masse en difficulté  » se cherchent, explique la revue, «  tiraillées entre une conception coûteuse de la qualité et les attentes de prix du consommateur.  » (RA nº92, 12 pages)
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Aviculture se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Question du mois

Pourrait-on ouvrir le capital des élevages pour permettre d’investir ?

Répondez à la question

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 24 unes régionales aujourd'hui