Réussir Aviculture 27 février 2018 à 10h00 | Par Xavier Cresp

Maïsadour revient dans le vert

Malgré un chiffre d’affaires en baisse de 8,8 % à 1,34 milliards, lié surtout aux pertes avicoles amont et aval, le groupe coopératif renoue avec les bénéfices après deux années dans le rouge.

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Michel Prugue, président, et Philippe Carré, directeur général du groupe coopératif Maïsadour.
Michel Prugue, président, et Philippe Carré, directeur général du groupe coopératif Maïsadour. - © Maïsadour

Productions animales en berne et cours des céréales compliqués n’auront pas eu le dernier mot. « Maïsadour a traversé une des crises les plus graves de son histoire, et la deuxième vague d’épizootie aviaire a été encore plus destructrice que la précédente », confie Michel Prugue, son président. Filiales incluses, le groupe a produit en moins : 55 % de palmipèdes (2,4 millions) et 20 % de volailles label et bio (9,4 millions). Sur deux ans, les pertes avicoles atteignent 50 millions d’euros. La mission principale de Philippe Carré, nouveau directeur général, a été de stabiliser le navire et d’assurer un redressement financier rapide. Après un premier traitement de choc qui avait consisté à endiguer les foyers de pertes de son pôle Gastronomie MVVH, la mise en place d’un plan d’économie générale du groupe et la cession d’actifs dormants, notamment immobilier, ont permis de dégager un meilleur excédent brut d’exploitation (+10 % à 40 M€) et un résultat net consolidé de 4,8 millions d’euros (-22 M€ précédemment).

Un plan d’action jusqu’en 2026

« Fruit du travail et de la solidarité entre adhérents et salariés, cette performance collective prouve que la coopération, ça marche particulièrement dans les coups durs », relate Philippe Carré. Pour parer à d’autres éventualités sanitaires, Maïsadour a lancé un plan de 100 mesures de biosécurité, en interne et chez ses 480 adhérents aviculteurs. Il compte s’armer davantage pour affronter les défis à venir en mettant sur les rails Maïsadour 2026, son plan stratégique de reconquête et de sécurisation. Il s’agit d’accompagner les adhérents dans les mutations sociétales et technologiques, de s’adapter aux attentes nouvelles des consommateurs (vente directe, vente en ligne, montée en gamme), de faire évoluer la culture de l’entreprise et de développer les marchés internationaux. Philippe Carré compte bien faire bouger les lignes pour que Maïsadour reste un acteur engagé.

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