Réussir Aviculture 05 août 2010 à 09h39 | Par P. Le Douarin

Logement des poules pondeuses en volière - 7,39 euros de marge de poulette-aliment

Pour son premier lot achevé dans sa nouvelle volière Vencomatic, Julien Pouvreau a obtenu des performances correctes et a dépassé le prévisionnel économique.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Au vu des résultats précédents et de l’expérience acquise, Julien Pouvreau est beaucoup plus serein pour son deuxième lot.
Au vu des résultats précédents et de l’expérience acquise, Julien Pouvreau est beaucoup plus serein pour son deuxième lot. - © P. Le Douarin

La première bande de poules en volière pour le compte de Noréa a été terminée le 27 avril chez Julien Pouvreau, équipé en matériel Vencomatic (Bolegg terrace)(1). Pour le premier lot de poules de sa carrière, il s’estime plutôt satisfait. Sa marge poulette-aliment(2) s’élève à 7,39 euros par poule départ (6,80 euros à 66 semaines), au-dessus du prévisionnel Noréa. La mauvaise surprise est venue de la surconsommation électrique (13000 euros au lieu des 4500 prévus) liée au pré-séchage qu’il a fallu modifier pendant le vide sanitaire.

400 HEURES DE NETTOYAGE

Au plan technique, rapportées à 66 semaines les performances sont les suivantes : 17,368 kg de masse d’oeuf, 64,02 grammes de poids moyen, consommation d’aliment de 156 grammes/ oeuf et un indice aliment/oeuf de 2,37. La mortalité a atteint 8 %, « suite à une accélération entre 65 et 70 semaines, en lien avec des accidents de ponte — 68,5 grammes de poids d’oeuf », souligne l’éleveur. La gestion des pontes hors nid s’est bien passée, avec un taux moyen de 0,5 %, dont 0,1 % sur le caillebotis du bas essentiellement, et 1 % en fin de lot. La clôture électrique est jugée indispensable dans les zones de ponte potentielles. « Au démarrage, il faut passer du temps à chasser les poules du haut de la terrasse », souligne Julien. Pour le lot suivant, l’éleveur a fait le choix de repartir avec du matériel propre, donc de décaper à l’eau. Il a comptabilisé 400 heures de travail pour souffler la structure, tirer à la main les tapis sous les batteries, racler les fientes collées au sol et laver (une semaine à trois), sachant qu’il a démonté uniquement les couvercles des tapis d’oeufs et des pondoirs. Quant à l’enlèvement des poules restantes, « il faut quatre personnes par côté de module, soit 24 au total pour quatre heures de travail ». En termes de temps de travail quotidien, Julien compte cinq bonnes heures : au moins une heure de visite, trois heures trente de ramassage (au pic), plus les travaux ponctuels (1 h pour les tapis à fientes 3 fois la semaine, 2 h de nettoyage hebdomadaire du magasin d’emballage, raclage des couloirs…). Afin de garder une répartition intérieure homogène, Julien a aussi prévu des clôtures de séparation des cinq lots de 6000 poules sur une trentaine de mètres après la sortie des trappes. « En fait, les poules ne rentrent pas par où elles sont sorties, d’où des déséquilibres avec plus de ponte hors nid. » Il a aussi prévu de racler les couloirs au moins une fois par mois pour bien contrôler les pontes hors nid.

 

(1) Voir Réussir Aviculture juin 2009, n° 147, page 20. (2) Ventes des oeufs et des fientes moins le coût aliment et le coût poulettes.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Réussir Aviculture se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Question du mois

Pourrait-on ouvrir le capital des élevages pour permettre d’investir ?

Répondez à la question

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 24 unes régionales aujourd'hui