Réussir Aviculture 30 août 2016 à 08h00 | Par Armelle Puybasset

Les banques rassurées par les aides à l’investissement

La somme à débloquer pour financer un poulailler croît bien entendu au même rythme que sa surface.

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Le prix moyen pour la construction d'un grand bâti est de 250 à 280 euros /m2.
Le prix moyen pour la construction d'un grand bâti est de 250 à 280 euros /m2. - © P. Le Douarin

Avec un prix moyen de 250 à 280 euros par m2, un grand bâti (de 2000 m2 et plus) coûte 500 000 à 600 000 euros, financé en général sur douze voire quinze ans. L’augmentation des enveloppes de financement ne semble pas effrayer les banques. Elles continuent d’accompagner les projets dès lors qu’ils reposent sur des bases solides, comme l’expliquent deux financeurs importants de la filière avicole bretonne, le Crédit Agricole et le CMB.

• Karim Ganaï, responsable du marché agricole du CMB, porte un regard positif sur les investissements en volaille. « Pour maintenir la pérennité de l’exploitation, il faut que les outils de production s’adaptent et continuent d’être performants. Les projets de grands bâtis concernent en général des structures existantes. On regarde l’historique de l’exploitation (niveau de performances technico-économiques et la structure bilantielle) et la faisabilité économique du projet. Si le projet concerne un jeune, on demande qu’il s’implique par un apport (financier, foncier ou matériel). La participation financière des organisations de production (aide à l’investissement parfois très conséquente) conforte le projet et démontre leur implication. Elle permet d’amoindrir la charge de remboursement de l’éleveur."

• Pour Christelle René et André Le Bihan, de la caisse régionale du Crédit Agricole des Côtes-d’Armor (pôle marchés de l’agriculture), c’est le porteur de projet qui fait la différence. « Les exploitations deviennent de véritables PME. Les bâtiments, plus grands et plus automatisés, sont des Formule 1. Le « pilote » doit avoir une stratégie d’entreprise et de l’expérience. Il doit savoir s’adapter à un environnement de plus en plus volatil. Nos spécialistes des marchés agricoles s’intéressent au parcours de l’éleveur et à la solidité du projet. Il faut que la structure financière permette de supporter un scénario de crise (aléas sanitaire, technique ou lié au marché). C’est-à-dire passer le cap d’une année difficile avec une baisse de chiffre d’affaires de 20 % (l’équivalent de deux mois de vide sanitaire de plus)."

En optimisant la main-d’œuvre et en réalisant des économies d’échelles sur certaines charges, investir dans un grand bâtiment permet potentiellement d’augmenter le revenu et donc la solidité financière de l’exploitation.

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