Réussir Aviculture 24 novembre 2016 à 08h00 | Par Armelle Puybasset

Le syndicat national des accouveurs veut développer sa communication

Le syndicat national des accouveurs veut être plus visible. Alors qu'il fête cette année ses 40 ans, le SNA affiche sa volonté d’être plus communicant et prêt à répondre aux enjeux sociétaux.

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Dès le départ, la préoccupation principale du maillon a été la maîtrise sanitaire.
Dès le départ, la préoccupation principale du maillon a été la maîtrise sanitaire. - © A. Puybasset

En septembre 1975, une dizaine d’aviculteurs se regroupent pour fonder un syndicat national. Le terme d’« accouvage » prend naissance. Si les objectifs fondateurs perdurent – représenter et défendre les intérêts des entreprises de sélection et d’accouvage, soutenir le développement de leurs activités — le SNA a aujourd’hui une tout autre dimension. Il représente toutes les filières d’animaux à plumes. Celles du poulet, de la pondeuse, du canard, de la pintade et de la dinde ont été rejointes dans les années 2000 par les filières gibier et caille. Les 84 entreprises d’accouvage françaises y sont aujourd’hui toutes adhérentes. « C’est une structure unique, la France étant le seul pays à porter autant de génétiques différentes », souligne Louis Perrault, son président. Interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, le SNA est représenté dans toutes les instances professionnelles et travaille en étroite collaboration avec les organismes de recherche et de formation.

« Premier maillon de la filière, l’accouvage n’a pas le poids de la production mais il se démarque par ses spécificités : sa position à cheval entre les métiers de l’élevage et de l’industrie, son cycle de production particulièrement long et son ouverture à l’international », note Dominique Perrot, vice-président du SNA. La génétique française est présente dans une centaine de pays. L’export pèse 28 % du chiffre d’affaires global des entreprises d’accouvage et de sélection, soit 268 millions d’euros. Ce maillon est de fait particulièrement affecté par la fermeture des frontières suite aux cas d’influenza aviaire H5HP de l’hiver dernier.

De gauche à droite : Estelle le Helloco du couvoir Le Helloco, Louis Perrault de la Sasso, Ségolène Guerrucci du SNA et Benoît Gourmaud d'Orvia.
De gauche à droite : Estelle le Helloco du couvoir Le Helloco, Louis Perrault de la Sasso, Ségolène Guerrucci du SNA et Benoît Gourmaud d'Orvia. - © A. Puybasset

Une culture sanitaire construite dans le temps

Dès le départ, la préoccupation principale du maillon a été la maîtrise sanitaire. Elle s’est concrétisée en 1997 par la mise en place de la "charte sanitaire", une démarche volontaire de qualité pour minimiser les risques sanitaires et notamment celui des salmonelles. En 2015, 80 % de la capacité de production de la sélection et de l’accouvage étaient agréés à la charte sanitaire. Structuré en commissions, le SNA travaille sur tous les sujets transversaux dont ceux liés aux attentes sociétales. Une charte du bon usage des antibiotiques a été définie l’an dernier et s’applique à tous les couvoirs. Un référentiel bien-être est en construction. Il met l’accent sur la formation, la mise en place de bonnes pratiques et leurs évaluations par des audits internes et externes. « Assurer dans la durée une relation de confiance auprès du grand public est un de nos défis. Cela passe par notre capacité à être proactifs dans de multiples domaines, comme celui du bien-être animal », a souligné Louis Perrault.

Longtemps un maillon caché et peu visible, le secteur de l’accouvage et de la sélection souhaite désormais davantage communiquer. L’enjeu est aussi de faire connaître ce métier méconnu et de susciter les vocations.

Voir aussi article " L'activité export des sélectionneurs-accouveurs impactée par l'influenza aviaire "


- © A. Puybasset

La sélection et l’accouvage françaisen chiffres

8 filières : poulet, poule pondeuse, dinde, pintade, oie, canard, caille et gibiers

22 millions de volailles d’un jour produites chaque semaine

84 entreprises et 112 couvoirs

4100 emplois directs ainsi que 1 100 éleveurs en contrat

970 millions de chiffre d’affaires (hors caille) dont 28 % à l’export

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